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SÉLECTION - Du rap à la K-pop, en passant par la musique latine et quelques accents reggae, ces deux derniers mois ont offert une moisson riche de hits. Le Figaro a sélectionné les onze incontournables.
L’été rime avec soleil, plage, vacances, bronzage, mais surtout musique ! Comme chaque année, un ou plusieurs titres ont accompagné les mois de juin, juillet et août. Certains ont pu ravir les amateurs de danse, d’autres les fans de musique latine ou de musique électronique. Même les passionnés de football ont pu trouver leur bonheur. Après Charger, Soleil Bleu et Parisienne en 2025, quels sont, cette année, les plus grands tubes de l’été ? Le Figaro a sélectionné les onze incontournables...
Pilé - Mauvais Djo
« Les billets toujours empilés, pilé, pilé, pilé ». La mélodie dansante et frénétique de Pilé résonne absolument partout. À la radio, dans les festivals, les concerts et toutes les boîtes de nuit de France. Le hit de Mauvais Djo se hisse au sommet du classement des tubes de cet été 2026. Sorti l’an passé dans la compilation musicale L’Undertaker Pt.1, le single domine les charts depuis la dernière Fête de la musique. Sur les réseaux sociaux, les vidéos de jeunes danseurs en herbe s’amusant sur la rythmique afro d’inspiration congolaise, qui façonne la chanson, ont fait le tour du monde. Aujourd’hui, Américains, Britanniques et Espagnols la connaissent par cœur, sans trop comprendre ce qu’elle raconte.
Pour Mauvais Djo, le succès de cette chanson et de sa version gospel, créée par l’intelligence artificielle, est une consécration. Ancien chauffeur de foule dans les clubs, cet artiste est aujourd’hui écouté par une quinzaine de millions de fans chaque mois. Il avait déjà beaucoup fait parler de lui avec la sortie de Charger, le hit de l’été 2025 composé par Triangle des Bermudes. Fin novembre, le groupe sera en concert pendant deux soirs à l’Accor Arena de Bercy. Les fans s’arrachent déjà les places pour vivre le premier show géant des nouveaux faiseurs de tubes de l’Hexagone.
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Dai Dai - Shakira et Bruna Boy
Cette chanson aurait pu être encore plus historique si l’Espagne n’avait pas infligé une correction à l’équipe de France en demi-finale de coupe du monde. Les mauvais souvenirs mis de côté, Dai Dai reste un des plus grands hits de cet été. Composée pour le Mondial de football en Amérique du Nord, l’envoûtante chanson latino du tandem Shakira et Burna Boy a reçu les éloges de la critique et du public. Qu’il soit amateur de ballon rond ou non. Certaines personnes la préfèrent même à Waka Waka, le plus grand hymne de la compétition interprété par la diva colombienne en 2010.
Sur YouTube, le titre compte déjà près de 900 millions de clics. Comme Céline Dion, Shakira prépare une résidence de concert dont le coup d’envoi sera donné le 18 septembre dans un stade spécialement construit pour elle à Madrid. « Dale, allez, let’s go », dirait-elle !
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NUEVAYoL - Bad Bunny
Continuons dans l’ambiance latino... avec le nouveau roi du genre. Donald Trump n’y serait pas favorable, mais Bad Bunny s’invite bel et bien dans le classement des hits de l’été 2026. Son album DTMF sorti en janvier 2025, continue de faire danser les foules aux quatre coins du monde. NUEVAYoL se démarque. La chanson protestataire, défendant l’indépendance de Porto Rico et dénonçant l’ingérence américaine sur le territoire dépasse 1,4 milliard d’écoutes sur Spotify. Sur YouTube, le clip cumule 154 millions de vues. Benito Martínez y déploie un drapeau de Porto Rico sur la statue de la Liberté. Une image forte qui a fait le tour du monde. Lors de son passage en France, le chanteur avait déclaré « porter le public tricolore haut dans son cœur ».
Sexy Nana - Aya Nakamura et La Rvfleuse
Si vous souhaitez devenir une « sexy nana », Aya Nakamura peut vous donner le « mode d’emploi ». Cela faisait un petit moment que la chanteuse franco-malienne n’avait pas sorti un tube à la hauteur de Djadja, Comportement ou Copines. Son dernier album Destinée avait fortement plu la critique, qui le trouvait mieux produit et plus mature que ses précédents projets. Les fans, eux, se sont montrés plus dubitatifs. Ils n’y trouvaient aucun hit pour les boîtes de nuit, les soirées entre amis ou les festivals. Pour satisfaire ses fans, Aya Nakamura est donc revenue à une recette plus « commerciale ». En mai, elle a dévoilé le single Sexy Nana, qu’elle a ensuite chanté sur la scène du Stade de France lors de trois concerts plutôt décevants.
Sur ce titre, elle s’est associée au très jeune rappeur en vogue La Rvfleuse. Une belle stratégie pour aller chercher un nouveau public chez les collégiens et les lycéens. Et le résultat parle de lui-même. Sexy Nana atteint les 30 millions de vues sur YouTube et s’est classé plusieurs fois au sommet des charts cet été. Tout le monde connaît le refrain par cœur : « Est-ce que t’as la méthode pour sexy nana ?/Mode d’emploi, il faut avoir pour sexy nana. » Et vous, vous l’avez ?
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Miss Kitoko - Theodora
Le public la compare souvent à Aya Nakamura. Theodora n’a effectivement pas caché son admiration pour l’interprète de Djadja lorsqu’elle recevait une de ses quatre Victoires de la musique en février dernier. Les deux « copines » se font toutefois concurrence cet été. L’une défend son Sexy Nana et l’autre son Miss Kitoko. À la bataille des chiffres, la victoire revient à la « Queen de France ». Mais pour Theodora, il s’agit d’un énième tube en seulement quelques mois. Il s’ajoute à cette pléthorique liste : Kongolese sous BBL, Melodrama, Fashion Designa, Des mythos, Zou Bisou... Aujourd’hui, la reine de la chanson française, c’est bien elle. Dans Miss Kitoko - comprendre « magnifique » en lingala -, Theodora affirme son statut de femme indépendante, désirable, dominatrice et riche. Elle joue finalement son rôle de « Boss Lady ».
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Dracula - Tame Impala et Jennie
Tame Impala ne pouvait rêver d’un meilleur retour. À l’automne 2025, le groupe de rock australien mené par Kevin Parker sortait le titre Dracula. Mais ce sera seulement quelques mois plus tard qu’il rencontrera son public. Lorsque Jennie, la vedette du groupe de K-pop Blackpink, s’est proposé pour un remix. Les deux artistes ont uni leurs forces. Kevin Parker a rassemblé ses fidèles, les fans de pop psychédélique, d’électro et d’indie. Jennie, elle, a pu compter sur le soutien des « Blinks » et de tous les admirateurs de K-pop. La chanson s’est surtout fait connaître sur les réseaux sociaux, où les interprètes sont massivement suivis. Les internautes ont repris le refrain dans de courtes vidéos sur TikTok et Instagram. Preuve du succès : Dracula a atteint la cinquième place du Billboard Hot 100, le classement des titres les plus écoutés aux États-Unis. Il a également intégré le top 5 des charts français.
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Save Me Tonight - David Guetta et Jennifer Lopez
Il est indémodable. Même après trente ans de carrière, David Guetta continue de faire danser les foules. Cet été, sur la plage d’Ushuaia, à Ibiza, le DJ français a apporté un vent de fraîcheur et de nostalgie avec son nouveau single Save Me Tonight. Une collaboration XXL avec la diva Jennifer Lopez, qui ne semble pas avoir pris une seule ride. Avant son arrivée sur l’île méditerranéenne, le DJ avait joué le morceau à Coachella, puis au Stade de France. La chanteuse américaine était l’invitée de luxe de la première des trois dates du producteur français dans l’enceinte dyonisienne. Son arrivée a enthousiasmé les 80 000 spectateurs. « Quand on fait un show comme celui-là, il y a toujours une surprise », avait lancé David Guetta avant que son invitée ne débarque dans un maillot de bain et déclare sa flamme à Paris.
Jamaïcan (Bam Bam) - Hugel et Solto
David Guetta n’était pas la seule star de son concert au Stade de France. Pour assurer un de ses premières parties, le DJ français a convié son confrère marseillais HUGEL, qu’il a l’habitude de croiser à Ushuaia. Au printemps, à Coachella, ce dernier a fait forte impression en jouant devant le public californien son titre Jamaïcan (Bam Bam). Il ne se doutait pas, à ce moment précis, que sa production deviendrait aussi populaire. Cette reprise house et électro de la chanson reggae Bam Bam de Sister Nancy, paru en 1982, a fait le tour des clubs du monde entier ces derniers mois. Avec son caractère solaire et percussif, teinté d’un héritage tribal et dancehall, le Jamaïcan (Bam Bam) a tout d’un hit de l’été.
Le Figaro avait croisé en juin les équipes de HUGEL dans les coulisses du Stade de France, quelques heures avant sa prestation. Romain Pissenem, créateur du show de David Guetta et de celui du DJ marseillais, lui présageait un grand avenir. « Dans deux ou trois ans, il sera capable de remplir cette arène sans trop de difficulté », nous disait le metteur en scène.
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Réanymé - Tayc et Anyme
C’est « Taykee di Tayc » ! Ses fans ne l’attendaient pas dans ce registre cette année. Son dernier album, Joÿa, était un mix de sincérité, de maturité et d’élégance, dans lequel se mélangeaient ses influences camerounaises avec celles du hip-hop français, du jazz américain, de la soul et de l’afro. Une réussite du début à la fin. Mais Tayc, le crooner moderne, est un plaisantin. Et pour passer un bel été, il se devait d’amuser un peu la galerie avec une chanson festive et légère. C’est pourquoi le trentenaire a dévoilé, au moment de la fête de la Musique, le single Réanymé. Dans celui-ci, il chante sur un rythme afro traditionnel son amour pour une fille, son fonds de commerce. Tayc ne le fait pas seul. Il s’associe avec Anyme, un des plus gros influenceurs du pays qui tente de s’improviser chanteur. La chanson ne révolutionne pas la musique, mais elle plaît au public. De nombreuses danses sont inventées sur les réseaux sociaux. Et dès que Tayc la joue en festival, elle ne passe pas inaperçue.
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Lush Life - Zara Larsson
Un moment de nostalgie s’impose. En 2015, la jeune Zara Larsson, tout juste âgée de 17 ans, dévoilait le single Lush Life. Sur un air électronique, teinté de basses synthétiques, la chanteuse suédoise impressionnait autant pour sa voix que pour sa facilité à s’intégrer dans le tempo. Onze ans plus tard, la voilà de nouveau au sommet des charts avec la même chanson. L’artiste de 28 ans est parvenue à lui donner une seconde vie sur scène. Ses fans, qui se font appeler les « Zluts », raffolent du moment où elle l’interprète en concert. À chaque date de sa tournée, Zara Larsson invite un ou une admiratrice pour danser à ses côtés sur la désormais très célèbre chorégraphie de Lush Life. Cela donne lieu à des séquences aussi spectaculaires que ridicules. Ses fans français, eux, auraient espéré la rencontrer pour son unique date dans l’Hexagone fin juin. Elle était la tête d’affiche du festival Solidays, qui a annulé son édition en raison de la canicule. Ce sera donc pour une prochaine fois.
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Mélo Décalé - Tiakola
Pour faire patienter ses fans avant la sortie de son album, le 25 septembre, Tiakola a choisi d’innover. Le rappeur « mélomane » a dévoilé le 12 juin dernier Mélo Décalé, un titre reprenant à sa sauce le concept du « coupé-décalé ». La jeune génération aura chanté, de la fête de la Musique à aujourd’hui, ce refrain entêtant : « Qui va payer, qui va, qui va payer ? Bien sûr c’est moi ! » Sur Youtube, le morceau compte déjà plus de 18 millions de vues et sur Spotify plus de 18 millions d’écoutes. De bon augure pour son futur disque qui, selon Tiakola, sera un grand récit en musique de sa vie.


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