Impossible pour nous de nier avoir commis cette interview. «Tout contact laisse une trace», énonçait Edmond Locard, pionnier de la police scientifique. Parmi les pistes: l’ADN laissé sur une chaise de la cafétéria Loca du Batochime, à l’Université de Lausanne (Unil). Mais aussi l’enregistrement audio de la rencontre, les données de bornage téléphonique ou des empreintes de sneakers, pointure 45. Un faisceau d’indices corroborés par le témoignage de notre interlocuteur, Pierre Esseiva, directeur de l’Ecole des sciences criminelles (ESC), fondée en 1909 par Rodolphe Archibald Reiss, chimiste et photographe.
Depuis février, le Jurassien de 52 ans est à la tête de cette institution de renommée internationale, rattachée à la Faculté de droit, des sciences criminelles et d’administration publique (FDCA) de l’Unil. Ici, près de 1000 étudiants, dont 72% de femmes, rêvent de devenir des experts et expertes en science forensique ou en criminologie. «Attention, on ne forme pas des profilers comme dans les séries ou les films», prévient Pierre Esseiva. La preuve à travers cette interview.


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