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Le pétrole vénézuélien est produit à faibles coûts. La mainmise des Etats-Unis sur le secteur pétrolier rebat les cartes dans la région, avec des recompositions politiques et diplomatiques majeures.
Et l'homme qui est à la manœuvre au sein de l'administration Trump s'appelle Marco Rubio. Le secrétaire d'État et conseiller à la sécurité nationale, fils d'exilés cubains farouchement anticastristes, entend peser de tout son poids. Son obsession : faire tomber le régime de La Havane en le privant des précieuses ressources pétrolières que Nicolas Maduro lui fournissait à très bas prix.
"Marco Rubio ne veut pas que le pétrole vénézuélien, produit à des prix défiant toute concurrence, permette de soutenir l'économie cubaine" qui, sans cela, "irait encore plus mal", explique Francis Perrin, chercheur à l'IRIS, l'Institut de relations internationales et stratégiques. Sans ce pétrole à bas prix, une "révolte" n'est pas à exclure, selon lui. "Certains experts de Cuba évoquent un possible effondrement de l'économie", ajoute-t-il.
C'est le souhait de Donald Trump : provoquer une débâcle économique à Cuba, qui entraînerait la chute du régime sans avoir à intervenir militairement.
Mais d'autres pays sont dans la tourmente. Le Nicaragua, antiaméricain et également tributaire du pétrole à bon marché fourni par le Venezuela. "La priorité pour les Etats-Unis, c'était le Venezuela, se débarrasser de Maduro, analyse Francis Perrin. Deuxième étape, priver Cuba de l'aide pétrolière du Venezuela. Et le Nicaragua, quand on aura un petit peu de temps, on s'en occupera aussi."
C'est cet effet domino que recherche Washington afin de renforcer son influence régionale et neutraliser ses opposants.


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