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La sentence contre l’ex-designer, qui purge déjà une peine de onze ans de prison à Toronto, sera connue ultérieurement. Il est surtout en attente d’une éventuelle extradition aux Etats-Unis, où il fait face à neuf chefs d’accusation.

L’ancien magnat de la mode Peter Nygard, aperçu à travers la vitre d’un véhicule de police, arrive au tribunal de Toronto (Canada), le 3 octobre 2023. L’ancien magnat de la mode Peter Nygard, aperçu à travers la vitre d’un véhicule de police, arrive au tribunal de Toronto (Canada), le 3 octobre 2023.

L’ex-magnat de la mode Peter Nygard a été de nouveau reconnu coupable, lundi 13 juillet, d’agression sexuelle par un tribunal de Montréal (Québec) alors qu’il purge déjà une peine de onze ans de prison à Toronto (Ontario) et est également poursuivi aux Etats-Unis.

Présent lundi à l’ouverture du procès par visioconférence depuis sa prison de la province de l’Ontario, le Finno-Canadien n’a pas souhaité se défendre, comme le droit local le permet, et a donc été reconnu coupable de facto, a expliqué Jérôme Laflamme, le procureur chargé du dossier à la presse. « Nous devions entamer un procès d’une durée de dix jours. (…) Il n’aura pas lieu, [Peter Nygard] a été déclaré coupable par la cour », a-t-il affirmé.

Sa peine sera connue ultérieurement.

En attente d’une éventuelle extradition

L’ancien patron de mode de 84 ans a été reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement et séquestré une jeune femme de 18 ans à son domicile montréalais, entre 1997 et 1998. La plaignante était présente, lundi, au tribunal mais elle n’a pas eu à témoigner du fait de l’absence de défense de Peter Nygard et de sa déclaration de culpabilité.

Incarcéré depuis décembre 2020 à Toronto, Peter Nygard, qui avait fondé l’un des plus grands fabricants de vêtements féminins du Canada avant de faire faillite, a été condamné à onze ans de prison en septembre 2024 pour des agressions sexuelles envers quatre femmes.

Des accusations similaires ont été formulées à son encontre dans la province canadienne du Manitoba mais les poursuites ont finalement été abandonnées en octobre 2025 en raison d’un vice de procédure.

L’ex-designer est surtout en attente d’une éventuelle extradition dans l’Etat de New York, aux Etats-Unis. Il y fait face à neuf chefs d’accusation, dont ceux de racket et de trafic sexuel, pour des faits qui se seraient produits entre 1990 et 2020.

Le Monde avec AFP