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Par Alain Barluet Correspondant à Moscou
Le 29 avril 2026 à 19h35
DÉCRYPTAGE - Le repli des mercenaires russes de la ville malienne de Kidal s’inscrit dans une série de revers qui interroge sur la solidité de Moscou auprès de ses alliés en difficulté. D’autres nations proches du Kremlin pourraient être menacées.
Syrie, décembre 2024 ; Venezuela, janvier 2026 ; Iran, février 2026 ; Mali, avril 2026 : la liste fait figure de série noire pour la Russie. À travers des exemples foncièrement dissemblables, Moscou se trouve confronté sur plusieurs continents à une même réalité : l’impossibilité de venir en aide à ses proches alliés aux moments critiques. Réalité d’autant plus cuisante que les autorités russes, sous sanctions accrues depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022, se targuent d’échapper à tout isolement et à conserver partout de solides appuis. En l’espace d’un an et demi, Moscou a assisté impuissant à la chute de Bachar al-Assad, à l’enlèvement de Nicolas Maduro et à l’élimination d’Ali Khamenei.
Après le reversement du président syrien, celui-ci a été accueilli en exil à Moscou où Vladimir Poutine a reçu à deux reprises en visite le nouvel homme fort de Damas, Ahmed al-Charaa. Les Russes ont jusqu’à présent réussi à maintenir, quoique à moindre niveau, leur base navale…


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