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Le mois d’août rime souvent avec les camps d’été de basketball en Abitibi-Témiscamingue. Cette année ne fait pas exception, alors que se terminaient ce vendredi les camps d’Amos et de Val-d’Or, une semaine après celui de Rouyn-Noranda.
Un peu plus de 100 jeunes adeptes du ballon orange âgés de 10 à 14 ans s’entraînent depuis lundi dans les gymnases de l’école secondaire d’Amos, avec le soutien d’une quinzaine d’entraîneurs.

Loan Nolet apprécie particulièrement l'équilibre entre l'accent qui est mis sur les apprentissages et celui sur l'amusement. «Je trouve ça parfait», dit-il.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
C’est ma troisième année que je fais le camp. L'année prochaine, ça va être ma dernière puis c'est sûr que je le ferai. J'adore ça. Les coachs et l'énergie qu'ils donnent, affirme Loan Nolet, 13 ans, qui s’entraîne avec l’objectif de se qualifier pour l’équipe benjamine D2 du Kodiak.
Il affectionne particulièrement le tournoi de 3 contre 3, où chaque équipe porte le nom d’une formation de la NBA. Je veux juste m’améliorer dans tout. Je sors d’une grosse blessure. Je veux me remettre dedans pour être meilleur la semaine prochaine, confie-t-il.

Le Camp de basket Kodiak offre notamment l'occasion à Olivia Frenette de faire de nouvelles connaissances, alors qu'une dizaine de joueurs et joueuses proviennent de l'extérieur d'Amos.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Olivia Frenette, 14 ans, en est aussi à son troisième camp. Elle aspire à un poste avec l’équipe cadette D2. Donc, en plus de s’y faire de nouvelles amies, elle en profite pour perfectionner son jeu.
J’essaie de m’améliorer en tant que monteuse de ballon parce que l’année prochaine, j’aimerais faire ça. C’est sûr qu’en général, j’aimerais m’améliorer tout court, raconte-t-elle.
Puisqu’elle aura 15 ans l’an prochain, c’est sa dernière participation au camp.
J’ai toujours eu autant de ''fun''. Malheureusement, c’est ma dernière année. Je suis déçue.

Des jeunes joueurs écoutent attentivement les instructions de l'entraîneur Antoine St-Jean, au Camp de basket Kodiak.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Se préparer en s’amusant
En place sous cette forme depuis 2015, mais présent depuis plus de 40 ans, le camp de basket d’Amos poursuit différents objectifs.
Pour nos plus vieux, ça va être vraiment par rapport à la préparation pour la prochaine saison. C’est l’occasion de travailler des habiletés qu'ils n'ont peut-être pas le temps de travailler durant la saison. Puis, pour les plus jeunes, c'est vraiment une introduction au sport du basketball, explique Émile Asselin, entraîneur de deux équipes féminines du Kodiak et responsable du Camp de basket.

Émile Asselin, responsable du Camp de basket Kodiak, et Christian Deshaies, coordonnateur du programme de basketball Kodiak.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Les entraînements sont intenses, mais l’organisation veut aussi que les campeurs puissent s’amuser durant cette semaine de basketball.
Évidemment, on veut que nos athlètes s’améliorent, donc c’est sûr qu’on leur demande de travailler fort. On travaille aussi beaucoup sur les valeurs qu’on veut leur inculquer. Mais à travers tout ça, pour la gestion de la fatigue, on a aussi plein de petites activités un peu plus loufoques. Par exemple, on a toujours un concours de danse, souligne Émile Asselin.

Les camps d'été de basketball de la région offrent aux participants et participantes l'occasion de s'améliorer tout en s'amusant.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Plus de 160 adeptes à Val-d’Or
Au Camp de basket La Relève, à Val-d’Or, ils sont 160 participants et participantes de 8 à 15 ans à perpétuer une tradition mise en place il y a 33 ans par Denis Duval et Teddy Wells. Patrick Lavoie et Jessy Roy, du Mouvement Intrépides, ont repris le flambeau il y a 13 ans.
Jessy et moi, on s’est dit que c’est tellement un beau camp, c’est tellement une belle organisation, qu’on voulait continuer ça.

Plus de 160 joueuses et joueurs de basketball ont participé au camp d'été valdorien.
Photo : Gracieuseté
Le camp valdorien poursuit les mêmes objectifs que celui du Kodiak.
C'est sûr qu'on place le camp un peu avant la rentrée scolaire parce que ça peut permettre aux jeunes de se préparer pour leur début de saison, pour les camps de sélection. Pour les plus jeunes, l'objectif est vraiment de s'amuser. Pour certains, c'est de découvrir ce sport pour la première fois, précise M. Lavoie.
« On a neuf groupes. Les lundis et mardis, les jeunes sont avec leur entraîneur. Pour les plus jeunes, on a aussi des ateliers du lundi au jeudi. Le mercredi après-midi, il y a un tournoi de 5 contre 5 pour cinq ou six groupes. Par la suite, chaque joueur va avoir un tournoi de 3 contre 3 qu’ils apprécient beaucoup. Puis, il y a des concours chaque jour », renchérit Jessy Roy.

Jessy Roy et Patrick Lavoie organisent ensemble le Camp de basket La Relève depuis 13 ans à Val-d'Or
Photo : Gracieuseté
En plus de développer les jeunes athlètes, le Camp La Relève offre l’occasion de développer des entraîneurs.
On a une trentaine d’entraîneurs dans le camp cette année. On essaie de faire un mix de coachs un peu plus expérimentés avec d’autres moins expérimentés. Ça apporte une belle fraternité, estime Patrick Lavoie.


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