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Le conflit se traduit par une raréfaction des navires pétroliers disponibles et un allongement des temps de transport, qui favorise l’envolée des tarifs du fret. Les chaînes logistiques se réorganisent et certains acteurs du marché tentent de profiter de cette nouvelle donne.
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Affréter un navire pétrolier pour acheminer du brut des Etats-Unis vers la Chine coûterait désormais plus cher que d’envoyer une fusée dans l’espace. Le prix total du trajet avoisinerait 80 millions de dollars (71,7 millions d’euros) contre 74 millions de dollars pour un tir standard de fusée Falcon-9 de SpaceX, selon une analyse du courtier maritime Gibson citée début octobre par l’agence Bloomberg. La comparaison en dit long sur le tout dernier épisode de la crise pétrolière : une flambée historique du coût du transport maritime de l’or noir, ultime bouleversement pour un marché pétrolier qui tente de s’adapter aux perturbations engendrées par huit mois de guerre au Moyen-Orient.
Pour la première fois, le prix de location à la journée d’un VLCC (Very Large Crude Carrier), le plus grand type de pétrolier géant, capable de transporter 2 millions de barils, a dépassé début octobre 1,4 million de dollars pour un trajet entre le Moyen-Orient et l’Asie. Et le coût du transport de brut sur cette route a atteint 37 dollars par baril à la mi-octobre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Au cours des dix années précédant la guerre, la fourchette moyenne était de 1 à 3 dollars par baril.
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