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Quand il était lycéen, Alexander Venner a participé au projet Planet Hunters, un exemple de projet d'astronomie citoyenne comme celui auquel on peut participer avec un eVscope d’Unistellar. Plus tard, il a passé un doctorat précisément sur le sujet des exoplanètes à l'Université du Queensland du Sud (UniSQ), en Australie.
Avec ses collègues, il a fait savoir récemment via une publication d'un article dans The Astrophysical Journal Letters, et dont on peut aussi trouver une version en accès libre sur arXiv, que l'étoile HD 137010 semblait posséder une remarquable exoplanète pointant le bout de son nez dans des données de transits planétaires collectées jadis par le télescope Kepler de la Nasa, avant sa fin de mission il y a plusieurs années.
Rappelons qu'en ce mois de février 2026, le célèbre site de l'Encyclopédie des planètes extrasolaires mentionne que plus de 7 950 exoplanètes sont connues de l'humanité dans la Voie lactée. On a fêté en fin d'année dernière la découverte des premières exoplanètes en orbite autour d'étoiles sur la fameuse séquence principale en 1995 (on connaissait déjà le cas de deux exoplanètes autour d'un pulsar, PSR B1257+12, depuis 1992).
On sait que ce sont les Suisses, Michel Mayor et Didier Queloz, qui ont d'abord révélé l'existence de Jupiter chaudes, des géantes gazeuses plus proches de leur étoile hôte que ne l'est Mercure du Soleil. Ce fut une surprise, bien que certains théoriciens de la cosmogonie planétaire avaient déjà envisagé des processus de migration tôt dans l'histoire de la formation des exoplanètes.
Les méthodes de détection des exoplanètes se sont largement diversifiées depuis les années 1990. Elles peuvent se classer en deux grandes catégories, les méthodes directes et les méthodes indirectes. Les trois méthodes principales sont la méthode directe d’imagerie, la méthode indirecte du transit et la méthode indirecte de la vitesse radiale. Partez à la découverte des exoplanètes à travers notre websérie en 9 épisodes. Une vidéo à retrouver chaque semaine sur notre chaîne YouTube. Une playlist proposée par le CEA et l’Université Paris-Saclay dans le cadre du projet de recherche européen H2020 Exoplanets-A. © CEA Recherche
Des exoTerres découvertes avec la méthode du transit planétaire
Aujourd'hui, on chasse des exoTerres, des planètes rocheuses de taille et de masse très voisines de celles de la Terre, qui seraient en orbite dans la zone d'habitabilité d'une étoile de type solaire ou d'une naine rouge dans des zones potentiellement habitables.
Rappelons que dans un précédent article, l'astrophysicien Franck Selsis, membre du CNRS et du Laboratoire d'astrophysique de Bordeaux (LAB), nous avait expliqué que la question de la définition de la zone d’habitabilité n’est pas simple, pas plus qu’il soit pertinent de chasser des exoTerres autour des naines rouges pour des questions d'exobiologie.
On doit garder ses explications à l'esprit quand on examine donc aujourd'hui le cas de l'exoplanète.
HD 137010 b a fait l'objet d'un communiqué de l'Université du Queensland du Sud expliquant qu'il s'agit d'une exoTerre potentielle, située à environ 146 années-lumière du Système solaire.
L'exoplanète détectée par la méthode des transits planétaires semble avoir en effet un diamètre supérieur de seulement 6 % à celui de la Terre et boucle son orbite autour de son soleil en environ 355 jours. Mais attention, HD 137010 est une étoile de type K, c'est donc une naine orange un peu moins chaude que notre Soleil (qui est une étoile de type G et qui est une naine jaune), mais un peu plus chaude qu'une naine rouge de type M.
HD 137010 b orbite donc juste à la bordure de la zone d'habitabilité et il n'est pas clair qu'elle puisse posséder de l'eau liquide, surtout en fonction des incertitudes existant encore concernant sa distance à son étoile hôte.
En l'état des connaissances, sa température de surface pourrait être simplement de moins 68 degrés Celsius. À titre de comparaison, la température moyenne à la surface de Mars est d'environ moins 65 degrés Celsius.
Des astronomes de l'Université du Queensland du Sud ont publié conjointement une étude sur la découverte d'une planète candidate de la taille de la Terre. La planète HD 137010 b se situe à 150 années-lumière de la Terre et orbite autour d'une étoile semblable au Soleil. Selon Chelsea Huang, co-auteure de l'étude, il y a 50 % de chances que cette planète candidate se trouve dans la zone habitable de son étoile. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © ABC News
Une exoplanète plus froide que l'Antarctique ?
Voici tout de même ce qu'explique Alexander Venner dans le communiqué de l'UniSQ.
« J'ai contribué à ce projet de science citoyenne appelé Planet Hunters lorsque j'étais à l'école secondaire, et il est en grande partie à l'origine de ma décision de me lancer dans la recherche. » Lorsqu'il a entamé son doctorat, il a utilisé Planet Hunters pour rechercher des planètes intéressantes à étudier et il est tombé sur HD 137010 b. « Ce fut une expérience incroyable de revenir sur ce travail et de faire une découverte aussi importante » ajoute-t-il.
« Les découvertes précédentes de planètes de la taille de la Terre dans des zones habitables concernent principalement ce que l'on appelle des naines rouges, qui sont beaucoup plus petites et plus sombres que notre Soleil. Les scientifiques craignent que ces planètes ne perdent la totalité de leur atmosphère en raison du rayonnement à haute énergie de leurs étoiles hôtes, les rendant inhabitables à la vie connue.
En revanche, l'étoile hôte de HD 137010 b a des propriétés beaucoup plus proches de notre Soleil, ce qui rend plus probable que la planète puisse maintenir une atmosphère basée sur les modèles théoriques actuels.
Si HD 137010 b a une atmosphère comme celle de la Terre ou de Mars, elle sera probablement plus froide que l'Antarctique. Mais une atmosphère plus épaisse pourrait réchauffer suffisamment la planète pour permettre l'eau liquide, ce qui pourrait constituer un bon environnement pour la vie.
Les futures missions spatiales conçues pour imager directement des planètes semblables à la Terre, comme l'Habitable Worlds Observatory ou HWO (Observatoire des mondes habitables), pourraient également être capables de capturer des images de HD 137010 b ».
Il reste tout de même à avoir une confirmation solide de l'existence de l'exoplanète, ce qui n'est pas simple car en raison même de sa distance à son soleil, les transits y sont rares, même s'ils sont déjà observables avec le satellite Tess (Transiting Exoplanet Survey Satellite), qui a succédé à Kepler, ou encore avec le satellite Cheops (CHaracterising ExOPlanets Satellite) de l'ESA.
Il serait intéressant aussi de pouvoir non seulement détecter et caractériser une atmosphère pour HD 137010 b, mais y chercher des biosignatures potentielles.


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