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La saison de pêche au crabe des neiges dans la zone 17, qui s’étend de Trois-Pistoles à Rivière-à-Claude sur la rive sud et de Tadoussac à Pointe-des-Monts sur la rive nord, s’est conclue dans un contexte de baisse marquée des quotas.
Le total autorisé des captures s’est établi à 1130 tonnes cette année, une chute de 18 % par rapport aux 1335 tonnes de l’an dernier, ce qui en fait l’un des plus faibles niveaux enregistrés en 20 ans. Le quota individuel moyen des crabiers traditionnels variait de 90 000 à 135 000 livres, selon l’historique de pêche de chacun.
Lancée le 30 mars pour une période maximale de 13 semaines, la saison a débuté dans des conditions de navigation difficiles avant de connaître des hauts et des bas selon les secteurs.
Une saison qui finit en douceur pour certains
Simon Vallée détient un double permis pour près de 190 000 livres. Le pêcheur de Matane tire un bilan positif de sa pêche. « Pour moi, la saison s’est bien déroulée. À ce jour, c’est même une très bonne saison. » Selon le capitaine du Corégone, le temps glacial a cependant miné le début de la saison. « La pêche a surtout décollé quand le froid est parti. C’est vraiment le froid qui a ralenti la progression. » Il a terminé sa saison aux alentours du 23 avril. Après 16 sorties, il avait atteint son quota.
Le pêcheur note un changement dans le comportement du crabe. « Il a l’air de rester plus au large, aller un peu moins vers la terre. » Du côté de la qualité, il observe une amélioration. « Je le trouve mieux que les dernières années ; il est plus gros, plein et beau. »
Contraste marqué avec la Côte-Nord
Le portrait est bien différent du côté de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk. Le directeur des pêches décrit une saison difficile dans le secteur de la péninsule de Manicouagan. « Ça nous prend le même temps et le même effort pour capturer moins de crabes », explique Guy-Pascal Weiner, tout en soulignant que les coûts d’exploitation, notamment la hausse du prix du carburant, ont pesé lourd. Les conditions météo n’ont pas aidé non plus. « Avril a été exécrable », qualifie-t-il.
M. Weiner signale aussi un décalage régional important. Alors que les pêcheurs de la rive sud terminaient leur saison à la fin avril ou à la fin mai, ceux de la Côte-Nord étaient encore en mer, avec des captures d’environ 2000 livres par jour, ce qu’il juge « plus bas que les autres années ».
L’avenir du stock
Tant Simon Vallée que Guy-Pascal Weiner rapportent une abondance inhabituelle de juvéniles, un signe à double tranchant. Pour M. Vallée, c’est prometteur. « Il y a plein d’adolescents comme je n’en ai jamais vu, ce qui fait que c’est très encourageant. »
De son côté, M. Weiner se montre plus prudent, évoquant un phénomène observé depuis deux ou trois ans. « Certains individus atteignent la maturité avant la taille légale. Donc, c’est du stock perdu pour toujours ! »
Les différentes zones de crabe des neiges. Image MPO


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