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Des militants du PCRN menacés parce que Bamilékés. C’est ce que dénonce le parti de Cabral Libii dans un communiqué daté du 5 octobre 2026 à Douala. Selon le texte, des militants originaires de l’Ouest, et leurs parents, subiraient intimidations et ostracisme pour avoir soutenu un Bassa et refusé de suivre le ministre Maurice Kamto. Le PCRN parle d’une dérive inadmissible. On touche à quelque chose de grave.
Ce que reproche le PCRN, noir sur blanc
Le communiqué, intitulé « Mise en garde », vise des pressions « fondées pour l’essentiel sur l’appartenance ethnique ». Le reproche fait aux militants tient en une phrase: en tant que Bamilékés, ils n’auraient pas le droit de soutenir un Bassa, en l’occurrence Cabral Libii.
Le parti ajoute que ces militants dénoncent « les errements politiques » de Maurice Kamto, ce qui leur vaudrait les foudres de ses partisans.
Le texte cite les libertés de conscience, d’opinion, d’expression et d’engagement politique, garanties selon lui par les instruments internationaux et les textes fondamentaux du pays.
Il en appelle à la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun et promet de saisir les « instances compétentes ». Aucun nom de victime n’est donné, aucun lieu précis, aucune date des faits. À ce stade, rien ne permet de vérifier l’ampleur des menaces évoquées.
Le risque d’un choix politique dicté par l’origine
Franchement, c’est le passage qui fait froncer les sourcils: on ne vote pas, on ne milite pas, on ne soutient pas en fonction de son village d’origine. Quand l’appartenance ethnique commence à décider du camp politique, le Cameroun a déjà vu où ça mène, et personne n’a envie d’y retourner.
Le PCRN le dit à sa manière: ce sont « les prémices d’une escalade ». Difficile de ne pas y voir une tentative de placer le débat sur le terrain des droits fondamentaux, à un moment où la concurrence entre opposants se durcit.
Le communiqué se termine sur une formule: « La liberté politique n’est pas négociable. »
Mais le parti accuse sans prouver, et c’est le moins qu’on puisse dire. Le camp de Maurice Kamto n’a pas, à notre connaissance, réagi publiquement. Sa version manque encore.
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Christiane Tamoura Engo
Journaliste spécialisée dans les questions politiques, Christiane Tamoura Engo suit de près l'actualité des institutions camerounaises, des partis politiques et des grandes décisions qui façonnent le Cameroun et l'Afrique centrale.Rédactrice pour 237online.com, elle s'attache à décrypter les enjeux politiques pour les rendre accessibles à tous les Camerounais, qu'ils soient au pays ou dans la diaspora.


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