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ENTRETIEN - Le journaliste de 39 ans participe pour la première fois au jeu estival de France 2. Un baptême du feu dont il se souviendra longtemps.
«Je rêve de faire “Fort Boyard” , j’adorerais faire “Fort Boyard”.» En février dernier, sur le plateau du «Buzz TV», Paul Larrouturou avait été on ne peut plus clair. Il faut croire que son appel a été entendu puisque le journaliste de 39 ans participe ce samedi soir au jeu de France 2 désormais présenté par Cyril Féraud. Pour sa première participation, il fait équipe avec les chanteurs Shy’m et Jérémy Frérot, le joueur de rugby à XV Nans Ducuing, la championne olympique d’escrime Manon Apithy-Brunet et le directeur d’agence bancaire Thierry Duran. Tous jouaient au profit de Surfrider Foundation Europe, une association de protection de l’océan.
TV MAGAZINE. - Pourquoi participer à «Fort Boyard» était un de vos rêves ?
Paul LARROUTUROU. - J’ai toujours adoré «Fort Boyard». En 2020, j’avais été approché, mais à l’époque, je travaillais pour «Quotidien» et c’était compliqué de m’absenter en mai donc je n’avais pas pu malheureusement faire l’émission. L’offre ne s’était pas représentée depuis. Je pense avoir été invité grâce au fait d’en avoir parlé au «Buzz TV». C’était véritablement un rêve d’enfant. Le générique de «Fort Boyard» est légendaire, il est mythique. Quand le programmateur Alexandre Duarte m’a appelé, ça m’a fait super plaisir. J’ai dit oui tout de suite. J’ai juste dû voir avec mon employeur [France Télévisions, NDLR] si je pouvais prendre une journée, ce qui m’a été accordé en quatre minutes.
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Vous êtes né quatre ans avant le lancement de «Fort Boyard». Quel est votre rapport avec l’émission ?
Ce sont des moments durant l’enfance et l’adolescence. Puis à l’âge adulte, des moments de partage en famille, entre amis, à l’heure de l’apéro, du dîner. Et c’est aussi une jolie vision de la France, un peu patrimoniale. L’émission est à la fois ludique, bon enfant. Ça fait 37 ans qu’elle existe. Même s’il y a eu plein de modifications, ça reste cet incroyable et magnifique fort immuable.
Vous êtes-vous astreint à un entraînement particulier en vue de votre participation ?
Je m’étais dit que j’allais suivre une très grosse préparation, que j’allais me remettre à nager et que j’allais doubler ma dose de course. Et en fait pas du tout (rires) ! J’ai couru une fois par semaine, ce que je faisais déjà. Dans l’équipe, entre cette fabuleuse championne olympique Manon Apithy-Brunet, Shy’m qui est particulièrement sportive, Nans Ducuing, un énorme rugbyman à la retraite mais toujours très «sharp» (musclé), et Jérémy Frérot, qui a fait 19 ans de judo, j’ai très clairement compris que j’allais jouer le rôle du moins sportif, ce que j’ai joué assidûment (rires).
C’est-à-dire ?
Mon objectif, je pense, c’était de nourrir les bêtisiers. Et ce dès la première épreuve... Avec l’équipe, je me suis beaucoup moqué de moi.
Vous n’avez pas pris le jeu au sérieux ?
Au contraire ! Quand il a fallu m’évader de la prison, j’ai totalement oublié que c’était un jeu et que c’était filmé. À la fin, j’avais l’impression de jouer ma vie. C’était très intense. C’est une expérience particulièrement immersive.
« Fort Boyard » est vraiment très difficile physiquement et mentalement
Paul LarrouturouY a-t-il des choses que vous redoutiez et des choses que vous vouliez absolument faire ?
Mon rêve était de faire le saut de l’ange. J’adore tout ce qui est adrénaline, sensations fortes, etc. J’aurais adoré plonger dans la mer, ce que je n’ai pas pu faire en raison de mes piètres performances (rires). Je redoutais, comme tout le monde, les bêtes. La production est vraiment incroyable. Il y a un briefing de bon matin avant de prendre le bateau et, là, on comprend qu’on va prendre très cher. Une phrase m’a marqué : « De quoi avez-vous peur, vraiment peur et quelle est votre phobie ? Il faut faire la différence». Ils expliquent un peu les épreuves tout en s’amusant à regarder certaines personnes donc quand on monte sur le bateau, on sait que ça peut faire très peur.
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Aviez-vous pris des conseils autour de vous, de personnes qui avaient déjà fait «Fort Boyard» ?
La veille du tournage, lors d’un dîner, Jérémy et Shy’m nous ont donné plein de conseils. Comme j’ai quand même beaucoup regardé «Fort Boyard» enfant, je savais un peu à quoi m’attendre. Et avec l’arrivée de Cyril Féraud, je me doutais qu’on allait avoir des surprises donc je me suis un peu laissé porter par la surprise.
Et comment était la surprise ?
Très dure ! C’est vraiment très difficile physiquement et mentalement. C’est un dépassement de soi pour la bonne cause. «Fort Boyard» est un rendez-vous avec soi-même, c’est très introspectif. C’est une expérience immersive. Et le collectif aussi est fou. Quand Manon a sauté à l’élastique, j’étais en prison et elle a dit: « Je saute pour Paul, je sais que c’était son rêve », alors qu’on se connaissait depuis 48 heures. J’ai trouvé ça tellement gentil. Avec Nans, on a beaucoup rigolé. Et puis malgré la peur, je me suis senti en sécurité. Les équipes sont vraiment très encadrantes. Quand j’ai repris le bateau, j’étais content de l’avoir fait.
Qu’avez-vous découvert sur vous ?
Ça fait un petit moment que je fais de la télé où j’ai toujours le masque du sourire parce que c’est facile en plateau, quoi qu’on pense, quoi qu’on dise. Dans «Fort Boyard», j’ai découvert la rage. J’ai un peu peur que mes amis, ma famille me voient comme ça.
Qu’est-ce qui vous a le plus surpris sur place ?
Je connaissais «Fort Boyard» de l’extérieur et à la télé. Ce qui m’a vraiment impressionné, c’est la production. Ils sont incroyablement nombreux et tellement organisés. Les repas sont super bons, les gens sont gentils, on voit qu’ils se connaissent depuis très longtemps... Il y a un mélange d’irréel et en même temps, c’est une armée ultra-solidaire et d’une efficacité incroyable.
Avez-vous prévu d’organiser une soirée «Fort Boyard» ce soir ?
Oui, je vais regarder l’émission en famille. En plus, ce sont les Fêtes de Bayonne en ce moment. Donc on va d’abord regarder «Fort Boyard» avant d’aller faire la fête avec ma famille et mes amis.
Les avez-vous prévenus de vos «exploits» ?
Je leur ai dit qu’il y allait avoir un moment de creux mais une belle remontada (rires).
Prêt à y retourner ?
Je ne sais pas si je serais prêt. C’était tellement extraordinaire cette fois-ci et ce n’est tellement pas facile. Mais s’ils me réinvitent, évidemment, je dirai oui. J’ai adoré la prod’, l’expérience et Cyril Féraud. D’ailleurs, je tiens à le dire, je ne sais pas comment il fait. Je crois qu’il est hypermnésique. Alors qu’on est quand même de nombreux candidats, il a le mot juste pour chacun pendant et après le tournage. Je ne sais pas comment fait cet homme pour retenir à ce point tous les noms des candidats et des détails. C’est un vrai passionné et il est bienveillant. Son histoire avec l’émission m’a touché. J’ai également reçu un petit message très sympa d’Olivier Minne qui s’est souvenu que j’avais été invité en 2020.


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