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Pascale Albernhe-Lahaie a peut-être perdu ses élections, mais elle considère tout de même avoir gagné grâce au parti Trois-Rivières ville forte.
C’est une défaite douce-amère que Pascale Albernhe-Lahaie a vécue le 2 novembre dernier. La cheffe et candidate à la mairie a perdu ses élections, mais le parti qu’elle a fondé a réussi à faire son entrée au conseil : Mon action se poursuit actuellement à travers Trois-Rivières ville forte et l'accompagnement que je peux offrir à Édith Lachance, dans Marie-de-l’Incarnation. Je n’ai pas complètement eu à faire le deuil de l'implication politique. Donc, ma passion continue à être nourrie et mise au service des citoyens.
Sans compter que l’élection d'Édith Lachance dans le district de Marie-de-l’Incarnation facilite tout. Avec le parti qui a obtenu plus de 20 % du suffrage total, la conseillère a droit à d’impressionnants moyens financiers pour la soutenir. Une enveloppe de plus de 200 000 dollars lui est réservée pour embaucher du personnel politique.
Si la coquette somme prévue par la loi provinciale a fait des jaloux, ils ont été entendus. Des conseillers indépendants avaient exprimé une iniquité en apprenant la hauteur du montant dont disposera madame Lachance alors que tous les autres n’ont droit à rien.
La cheffe affirme, quelques semaines plus tard, que l’argent qui servira à soutenir le travail d’Édith Lachance, soutiendra aussi celui des autres élus autour de la table. Avec la somme disponible et la confiance des citoyens, Pascale Albernhe-Lahaie est catégorique : le parti est là pour rester et être à nouveau sur la ligne de départ dans quatre ans.
On a eu un bon appui des citoyens, on a un parti politique qui commence à s'enraciner tranquillement. Donc, là, maintenant, ça va être de faire un travail terrain, de prendre racine encore plus, de gagner encore plus la confiance des Trifluviens. Puis de regarder comment on peut les servir avec les moyens financiers que ça rapporte d'être une formation politique. Et avoir un travail qui est A1, que les gens puissent être fiers de nous, puis qu'on puisse vraiment les aider.
Est-ce que la cheffe va travailler au cabinet du maire pour son parti ?
Bien que trois mois se soient écoulés depuis les élections, il est encore impossible pour la cheffe de Trois-Rivières ville forte de trancher comment l’équipe disposera de l’argent que la Ville doit mettre à la disposition d'Édith Lachance : On est un parti naissant, il y a beaucoup d’apprentissages qu’on fait. On veut faire bien les choses (...) on aime travailler avec rigueur et sérieux. Quand on va faire une annonce, c’est parce qu’on y aura bien réfléchi. On sait que ces fonds-là, ultimement, ça reste quand même des fonds publics, donc, on veut aussi rassurer les citoyens de la manière dont on va les utiliser et de la façon dont on va pouvoir leur en faire profiter, en étant une troisième voix pour eux.
Pascale Albernhe-Lahaie ajoute qu’il n’est toujours pas exclu qu’elle occupe elle-même un poste au cabinet de la conseillère, mais rappelle qu’en fin de compte, c’est Édith Lachance qui choisira son équipe. Comme d’autres candidats défaits l’ont mentionné, Pascale Albernhe-Lahaie affirme que l’énergie des membres, depuis les élections, est mise sur le plan légal pour compléter tous les documents demandés. Il en reste encore un, leur rapport de dépenses annuelles à terminer d’ici le 1er avril, ensuite, ils décideront communément de la suite des choses.

Pascale Albernhe-Lahaie en compagnie des membres de son parti lors de la dernière campagne électorale à l'automne 2025.
Photo : Radio-Canada / Darcy Côté
Pascale Albernhe-Lahaie se présentera-t-elle à nouveau à la mairie?
Avec des résultats encourageants pour elle (plus de 25 % des suffrages) la plaçant en deuxième position alors qu’elle se lançait pour une première fois à la mairie, est-ce que Pascale Albernhe-Lahaie songe à refaire l’exercice dans quatre ans ? D’autant plus, que l’actuel premier magistrat, Jean-François Aubin, a montré que le chemin de la persévérance peut être payant, puisque c’est la troisième tentative qui a été la bonne pour lui.
Mes réflexions ne sont vraiment pas là. En ce moment, si je suis très honnête, je ne suis pas capable de m‘imaginer me représenter dans quatre ans, c’était tellement un exercice très, très, très exigeant, je n’ai pas encore eu la chance de me reposer, là on est dans des rapports financiers. Honnêtement, je n’ai jamais eu un rêve de devenir mairesse à Trois-Rivières, ce n’est pas quelque chose qui m’habite depuis que je suis toute petite. Ça a été un cheminement. Mon engagement premier, c’est de regarder comment je peux travailler au bien commun à Trois-Rivières, comment améliorer la santé et la qualité de vie des citoyens ? Après ça, par quel chemin ça va passer, est-ce que c’est en restant cheffe de parti, en travaillant au cabinet ou en étant engagée comme citoyenne dans un autre contexte ? Je ne pourrais pas le dire, je n’ai pas encore cette vision-là, de me représenter à la mairie.
Par contre, une chose s’est précisée pour madame Albernhe-Lahaie : l’expérience acquise en créant une formation politique, en présentant et travaillant avec une équipe de 13 candidats pendant la campagne et même tout l’aspect administratif avec les bilans et rapports financiers à produire, devront être mis au service de quelqu’un d’autre. Les organisateurs politiques sont rares, difficiles à dénicher, mais précieux. Elle souligne qu’il n’existe pas de formation pour apprendre ces connaissances.
Pascale Albernhe-Lahaie a également remarqué que, lorsqu’une femme se présente comme mairesse, le recrutement de conseillères est facilité. Elle mentionne que son parti était plus que paritaire, alors que, globalement, un recul de 7 % du nombre de candidatures féminines était observé en Mauricie. Elle poursuit que ça s’observe dans toutes les fonctions gravitant autour de son implication politique : Dans mon conseil d’administration, il y en a des femmes qui s’impliquent, ma nouvelle agente représentante officielle, c’est une femme. Donc, il y a de la place pour les femmes en politique, il suffit de tendre la main, de les approcher. Elle n’a pas réussi à devenir la première femme élue mairesse à Trois-Rivières, mais elle veut continuer à aider les femmes en politique. Elle se fait maintenant un devoir de redonner à la suivante, quand l’occasion se présentera.


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