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Face à la série de féminicides présumés qui a marqué le début de l'année au Québec, un rassemblement citoyen s'est tenu jeudi soir à Sherbrooke. En effet, on compte déjà quatre victimes depuis le 1er janvier, dont le dernier drame survenu lundi à Rougemont.
Organisé par le collectif Pas une de plus, l'événement a mobilisé des citoyens à l'angle des rues Belvédère et King afin de rendre hommage aux victimes et insister sur l'urgence d'agir en prévention contre la violence conjugale.
Des intervenantes de l'organisme l'Escale étaient présentes, soulignant l'impératif d'augmenter le financement des maisons d'hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Malgré des listes d'attente pour l'hébergement, les responsables en Estrie assurent qu'aucune femme n'est laissée sans aide.
La mairesse de Sherbrooke, Marie-Claude Bibeau, était présente. Elle rappelle que le financement des organismes, c'est une compétence provinciale.
Ceci étant dit, au niveau municipal, on est sur le terrain. Quand on vient en soutien à nos différents organismes, on a différentes façons de les soutenir : d'être une voix, de porter leur voix aux autres paliers de gouvernement, assure-t-elle.
Je trouve ça terrible, encore, qu'il y ait autant de féminicides. C'est important de se supporter entre femmes.
Les ressources et la situation locale
Des ressources existent, notamment la ligne SOS Violence conjugale (1-800-363-9010) disponible 24/7, ainsi que le 911 en cas d'urgence, rappelle-t-on.
À Sherbrooke, les interventions policières pour des dossiers de violence conjugale ont presque doublé en 10 ans, passant de 223 en 2015 à 443 en 2024.
Le Service de police de Sherbrooke (SPS) attribue cette hausse à un meilleur signalement et une meilleure prise en charge des cas. Le SPS dispose d'ailleurs d'une policière sergent-détective désignée pour ces dossiers depuis 2022.
Il y a un excellent suivi.
Les policiers-détectives, nos patrouilleurs travaillent en partenariat avec les organismes communautaires, avec le DPCP. Donc, dès qu'il y a une plaignante, dès qu'une personne lève la main pour dire : "j'ai besoin d'aide, j'ai besoin de voir quelqu'un", vous comprendrez que c'est prioritaire pour nous. On va trouver une bonne façon d'accompagner et d'aider cette personne-là, explique le relationniste du SPS, Martin Carrier.
Le message central de ce rassemblement est un message d'espoir et d'autonomie : il est possible de s'extraire de l'emprise de la violence et de reprendre le contrôle de sa vie.


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