Face à la flambée des prix du carburant, le gouvernement a lancé un prêt exceptionnel destiné aux TPE et PME les plus exposées. Un dispositif qui vise à soulager la trésorerie, mais suscite déjà certaines critiques.
Vendredi 3 avril, le gouvernement a annoncé un "prêt flash carburant" pour faire face à la hausse des prix. Objectif : soutenir les petites entreprises les plus exposées.
Le dispositif, qui sera disponible à partir du 13 avril, permettra à certaines TPE et PME issues des secteurs de l’agriculture, de la pêche et des transports routiers de contracter un prêt auprès de l’Etat, compris entre 5.000 et 50.000 euros.
Le taux de 3,80% mis en cause
Plusieurs conditions sont nécessaires pour y prétendre, parmi lesquelles être une entreprise créée depuis plus d’un an, dont les dépenses en carburant représentent au minimum 5% du chiffre d’affaires, et donner accès à ses coordonnées bancaires.
Une mesure qui ne satisfait pas de nombreux professionnels des secteurs concernés. En cause : un taux de 3,80%, comme l’explique Jean-Marc Rivera, délégué général de l’Organisation des Transporteurs Routiers Européens.
"Pour des entreprises qui ont un besoin de trésorerie et des ressources limitées, s’engager dans un emprunt, c’est créer de la dette avec un taux d’intérêt important. Donc ce ne sont pas des solutions idéales pour les entreprises. Il aurait fallu un taux zéro ou un taux très bonifié", constate ce dernier.
Ces prêts auront une durée de 36 mois, avec un délai de 12 mois pour effectuer le premier remboursement.


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