Trois personnes ont été mises en examen après la découverte lundi soir à Calais (Pas-de-Calais) d'un homme mutilé, selon le parquet de Boulogne-sur-Mer.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:07 | mis à jour aujourd'hui à 11:08 - Temps de lecture :

Photo Sipa/François Greuez Photo Sipa/François Greuez

Un homme et deux femmes ont été mises en examen mercredi soir dans l'affaire du quinquagénaire retrouvé avec notamment sa langue et son sexe mutilés lundi à Calais.

Un homme de 21 ans a été mis en examen pour « actes de torture et de barbarie ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente » et a été placé en détention provisoire, conformément aux réquisitions du parquet, selon Patrick Leleu, procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer. Le jeune homme conteste cependant être à l'origine des blessures, a précisé ce dernier.

Non assistance à personne en danger

Un couteau a été utilisé pour sectionner la langue, un orteil et le sexe de la victime, selon une source policière. Son sexe présentait des traces de nécrose, selon la même source. Deux femmes, âgées de 37 et 65 ans, ont quant à elles été mises en examen pour non assistance à personne en danger. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire, toujours selon Patrick Leleu.

Les faits se sont produits au sein d'un immeuble de logements sociaux, dans un appartement occupé par la sexagénaire, selon des voisins interrogés mardi. L'occupante des lieux « était fragile » et « ça buvait sec » chez elle, a dit un voisin souhaitant garder l'anonymat, selon qui cette personne recevait chez elle des personnes peu recommandables. Et la victime accueillait « régulièrement un certain nombre de personnes dans son appartement », a ajouté ce jeudi Patrick Leleu.

Il n'y a aucun lien de parenté entre les trois personnes mises en examen, ni entre elles et la victime, mais toutes se fréquentaient, selon le magistrat. Deux autres personnes interpellées dans le cadre de cette affaire, dont une mineure de 13 ans, ont été libérées à l'issue de leurs gardes à vue, toujours selon le procureur adjoint. La victime a été opérée, a encore ajouté Patrick Leleu. « On n'a pas eu de retour négatif de l'opération » mais « il n'y a jamais eu de pronostic vital engagé dans cette affaire, en dépit de la gravité des blessures ».

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