Une patiente a été confondue avec une autre la semaine dernière au centre MCO de la Côte d’Opale dans le Pas-de-Calais et a subi une extraction des quatre dents de sagesse. La famille a porté plainte.

La rédaction - Aujourd'hui à 15:30 | mis à jour aujourd'hui à 16:16 - Temps de lecture :

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Le traumatisme est encore fort pour l’adolescente de 17 ans. Vendredi 10 juillet, elle se rend au centre MCO de la Côte d’Opale, dans le Pas-de-Calais, pour une opération de la cheville. Mais elle se réveille avec des cotons dans la bouche. La cause : elle a été confondue avec une autre patiente et a subi une extraction des quatre dents de sagesse, raconte La Voix du Nord.

Pourtant, la maman de la jeune fille explique au journal avoir échangé avec le chirurgien en salle d’attente. « Il s’arrête devant nous et marmonne quelque chose. Pour être sûre d’avoir bien compris, je demande : C’est bien pour [le nom de sa famille] ? », ce que le chirurgien confirme. Mais, quelques heures plus tard, le médecin, qui est chirurgien dentaire, est revenu annoncer à la mère qu’une erreur médicale avait été commise et s’est confondu en excuses. Sa fille vient d’être opérée des dents de sagesse.

Une erreur qui aurait pu être bien plus grave, l'adolescente ayant été opérée sous anesthésie générale, adaptée et dosée pour une autre patiente. D’autant qu’une opération des dents de sagesse s’accompagne d’un suivi médical : « Il y a des rendez-vous avant pour expliquer comment se passe la convalescence, un suivi antibiotique », rappelle la mère de famille au journal. Elle raconte aussi que depuis son opération, sa fille, qui était « en état de choc » à son réveil, souffre d’angoisse et ne dort plus la nuit.

La clinique privée a indiqué qu’il s’agissait « d’une situation exceptionnelle, parfaitement regrettable, et nous mesurons les conséquences qu’elle peut avoir pour elle et pour ses proches », rapporte France 3. Elle a également ouvert une enquête interne afin d’établir les circonstances de cet événement.

La famille a décidé de déposer plainte contre l’établissement et a refusé de signer le document lui permettant de toucher des indemnités. « La confiance est rompue avec le corps médical », assure-t-elle. L’adolescente, qui doit toujours être opérée de la cheville, risque de mettre du temps avant de pouvoir de nouveau franchir les portes d’un hôpital.

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