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L'homme soupçonné d'avoir déclenché un début d'incendie dans le bois de Boulogne à Paris, a été placé en détention provisoire ce lundi. Il sera jugé devant le tribunal correctionnel le 25 septembre.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 19:53 | mis à jour aujourd'hui à 19:58 - Temps de lecture :
Un Afghan de 24 ans, arrêté pour avoir déclenché un début d'incendie dans le bois de Boulogne à Paris, a été placé en détention ce lundi dans l'attente d'une expertise psychiatrique et de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris le 25 septembre.
Après son interpellation vendredi soir, le jeune homme aurait expliqué avoir eu l'intention d'incendier le bois de Boulogne, selon une source policière. Maîtrisé avec des extincteurs, le sinistre n'avait toutefois brûlé qu'1 m2 de végétation et noirci un tronc d'arbre. Mais cette arrestation est intervenue dans le contexte de l'incendie hors norme en forêt de Fontainebleau, au sud-est de Paris. Estimant ne pas avoir « assez d'éléments pour [le] juger » dès ce lundi en comparution immédiate, le tribunal correctionnel de Paris a ordonné que soit menée rapidement une expertise psychiatrique de cet homme, afin de s'assurer qu'il ne souffre pas d'une abolition ou d'une altération de son discernement qui le rendrait inaccessible à une sanction pénale.
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Une « expertise psychiatrique » demandée
« Vous connaissez le choc carcéral. Monsieur est fragile. Ce n'est pas en prison qu'il recevra des soins qui seraient utiles pour lui », avait auparavant plaidé son avocate, Chloé Vergnes, ajoutant qu'il ne parlait absolument pas français. Mais en décidant de l'écrouer à la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne), le tribunal correctionnel a suivi l'argumentaire du parquet qui avait demandé l'incarcération de cet homme jusqu'à son jugement afin de s'assurer qu'il reste à disposition de la justice: il ne dispose en effet pas d'adresse fixe. Le procureur a également demandé une « expertise psychiatrique en bonne et due forme », relevant « incohérences et contradictions dans les conclusions » de l'expertise réalisée durant la garde à vue.
Selon ses dires, cet homme qui travaille comme peintre dans le bâtiment est arrivé en 2021 en France, en empruntant la périlleuse route des Balkans. Assurant disposer du statut de réfugié, il a expliqué aux enquêteurs qu'au moment des faits, il revenait du travail. Il a aussi dit avoir voulu faire un barbecue, selon des éléments de la procédure exposés à l'audience.


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