NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans une salle sombre au sous-sol du Centquatre, un lieu d’exposition polyvalent de Paris, ce jeudi, une cinquantaine de personnes écoutent religieusement les conseils de Benjamin, chargé de mission pour le ministère des Sports et de la Vie associative. Il distille tous les outils mis à disposition pour aider les bénévoles, administrateurs ou salariés d’associations à se former et monter en compétences. Bienvenue au Forum national des associations et des fondations (FNAF) qui a fêté cette année sa 20e édition et dont le groupe EBRA (auquel appartient notre journal) est partenaire. Au cœur de Paris, le lieu est devenu la grand-messe des acteurs de l’économie sociale et solidaire - les associations en premier lieu - qui trouvent là un moment pour se retrouver et échanger sur leurs bonnes pratiques. Et se former aussi.
Plusieurs dizaines d’ateliers sont proposés au grand public - ceux sur les recherches de financement sont particulièrement suivis -, en plus des conférences où sont conviées des personnalités publiques. À l’atelier sur la formation des bénévoles, les retours sont convaincants. « Si on avait eu connaissance des plateformes gratuites qui existent, on n’aurait pas fait appel à des prestataires privés externes pour nous former, ça nous aurait fait faire des économies », regrette Fabienne. Directrice technique à la Fédération sportive et culturelle de France, elle est venue avec son adjointe Sophie. « On subit de plein fouet le problème du renouvellement des dirigeants, poursuit Fabienne. On a mis en place des formations justement pour accompagner les futurs responsables. Beaucoup sont faites à distance avec des modules de e-learning, mais c’est pas mal, ça motive les gens. »
Le Forum des associations et des fondations (FNAF) a fêté cette année ses 20 ans. Photo EBRA/Julien Labrosse
Le secteur associatif fait face à une pénurie d’administrateurs, en particulier dans les associations employeuses. Autrement dit : des personnes souhaitant endosser des responsabilités et s’engager sur le long terme. Parmi les réponses nécessaires, une meilleure formation de ces cadres dirigeants. « Les règles ont changé, atteste Sophie. Avant, il y avait une seule personne qui encadrait pendant de longues années les structures associatives toute seule. Aujourd’hui, on est tenu à des engagements de parité. C’est une bonne chose mais cela implique de motiver des personnes parfois plus éloignées de ce type d’engagement associatif. »
Motiver les jeunes
Au cœur des enjeux aussi, la valorisation des compétences. Les deux femmes ont ainsi appris l’existence de Passeport de compétences, un service public de centralisation du parcours professionnel, de la formation et désormais de l’engagement bénévole. « C’est bien que ça existe, on va pouvoir dire aux jeunes : “Regardez, les compétences que vous allez acquérir dans l’associatif sont valorisables et reconnues !”»
Selon elles, l’enjeu désormais est de mieux faire connaître les outils présentés. Mais aussi de « voir comment transposer ce qui est proposé dans des cas concrets qui correspondent à chaque structure ». Et Sophie de conclure : « Il ne faut pas que ce soit trop conceptuel mais très concret, sinon qu’on soit bénévole ou dirigeant, on s’y perd tout de suite. »
« L’usage de l’IA reste basique dans les associations »
Comme dans le reste de la société, les bénévoles et salariés d’associations utilisent l’intelligence artificielle (IA) au quotidien. Cela pose des questions de protection des données. Entretien avec Jeanne Brétécher, fondatrice et directrice de Social Good Accelerator, un think & do tank européen qui souhaite développer, défendre et promouvoir les modèles numériques de l’économie sociale et solidaire.
Quels sont les principaux usages de l’IA dans les associations ?« On retrouve des usages très basiques de l’intelligence artificielle de la part des bénévoles ou des salariés d’association. Le premier, c’est la prise de comptes rendus. La démocratisation des réunions en visio facilite cette pratique car l’IA retranscrit très bien. Ensuite, on va trouver la synthèse de documents, et notamment pour répondre à des appels à projet. Utiliser l’IA pour remplir un dossier de financements en partant d’un dossier déjà bien construit au départ est assez magique pour les structures. On va aussi retrouver l’IA dans le marketing et la création de posts pour les réseaux sociaux. Et de manière plus marginale, on va avoir une aide à la prise de décision pour les décideurs. L’IA va aider à analyser les budgets et c’est très utile car on est souvent seul dans cette prise de décision. Certains acteurs associatifs utilisent aussi l’IA en faisant du vibe coding [parler en langage humain à une IA pour qu’elle produise un code informatique, NDLR] afin de créer un site internet par exemple. »
L’utilisation de l’IA pour remplir des dossiers conduit-elle à une hausse des candidatures ?« Oui, cela conduit à un accroissement des réponses aux appels de projets auprès des fondations par exemple car les petites structures peuvent plus facilement constituer un dossier. Mais cela va avec une contrainte : une standardisation des réponses. À la Fondation de France, ils font passer des entretiens, ce qui permet de savoir s’il y a réellement des compétences et la plus-value derrière. Cela requestionne les modalités de sélection. »
« Les acteurs du monde associatif se demandent s’ils ne vont pas perdre leur emploi en utilisant l’IA »
Y a-t-il un conflit de valeurs ou d‘éthique ?« Oui, en premier lieu sur l’impact environnemental, même si on sait que c’est surtout au moment de l’entraînement que l’IA va le plus polluer. Après, on va aussi retrouver tout ce qui est du ressort social, car on sait que les "travailleurs du clic" sont derrière. Ce sont des personnes souvent diplômées qui vont entraîner une IA. Et il y a l’aspect sociétal aussi : les acteurs du monde associatif se demandent s’ils ne vont pas perdre leur emploi en utilisant l’IA. »
Est-ce que cela conduit à une résistance de ces acteurs ?« On le retrouve plus dans des structures comme les Scop que les associations car elles vont être preneuses de toutes les solutions possibles pour les aider en raison de la charge de travail qu’elles ont à gérer. »
« Il faudrait en priorité utiliser les outils français et Mistral notamment »
Y a-t-il comme pour les entreprises un enjeu de souveraineté ?« Il faudrait en priorité utiliser les outils français et Mistral notamment car les données ne seront pas envoyées on ne sait pas où à l‘étranger. C’est un vrai sujet. Mais il faut aussi former les responsables associatifs car ils manipulent des données personnelles d’adhérents. Il y a une réglementation européenne sur l’IA qui existe et qui encadre les pratiques. Or, aujourd’hui, les dirigeants d’associations manquent de connaissances sur le volet RGPD, IA et cybersécurité. C’est un ensemble qu’il faut muscler. »
Que conseillez-vous aux associations que vous accompagnez ?« Cela dépend des structures et de leurs besoins mais il y a une vraie question de souveraineté qui se pose. On peut installer des systèmes d’IA souveraine et interne à son organisation pour 30 000 euros. On peut aussi réfléchir à mutualiser les systèmes entre associations d’un même territoire ou d’une même organisation pour réduire les coûts. »
L’IA gratuite, c’est bientôt fini ?« Ça va arriver nécessairement. Même avec un abonnement premium, l’industrie de l’IA ne couvre pas ses coûts. Donc à un moment, les investisseurs vont râler et ils vont augmenter les prix. Ça a été fait avec Google Maps et Microsoft aussi. Quand on a un monopole, c’est très facile d’augmenter les coûts auprès. »


3 day_ago
46
:fill(blur)/2026/10/16/6ad25b9359f6d149997763.jpg)


























.jpg)






French (CA)