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Un café sud-coréen vient d’interdire son accès aux adolescents de sexe masculin, jugés trop grossiers pour les autres clients. Les médias se passionnent pour ce sujet, qui illustre la fracture grandissante entre les générations.
Publié le 04/09/2026 09:54
Temps de lecture : 1min
Dans un café de Séoul, en Corée du Sud (photo d'illustration, 14 novembre 2023) (The Washington Post / The Washington Post)
Le propriétaire d’un café en Corée du Sud a collé récemment, en cette rentrée 2026, une affiche à l’entrée de son établissement, pour dire que les étudiants, particulièrement les collégiens et les lycéens, n’étaient plus les bienvenus chez lui. Il explique qu’il n’avait plus d’autre choix, car ces adolescents représenteraient un désagrément insupportable pour les autres clients du fait de leurs mauvaises manières. Le patron cite leur langage ordurier, et le désordre qu’ils provoquent.
Cette petite affiche a bien sûr fait le tour des réseaux sociaux, et elle alimente un grand débat sur ces interdictions qui se multiplient en Corée du Sud. À chaque fois, ces sont des communautés ou des générations particulières qui sont ciblées.
Le phénomène a commencé avec les “no kid zones”, ces cafés et restaurants où la présence des jeunes enfants est totalement interdite. Il y en a plusieurs centaines dans le pays, et ils sont particulièrement nombreux à Séoul, la capitale.
Il ne s'agit pas de bars qui servent de l’alcool ou de restaurants trois étoiles, mais bien d'établissements où l'on s’arrête pour boire un café. Beaucoup de clients ne veulent plus être dérangés par les cris ou les pleurs d’un bébé. Ces interdictions visent aussi maintenant les grands-mères, qui seraient également trop bruyantes lorsqu’elles se retrouvent entre amies. Et surtout, elles ne commanderaient qu’une boisson bon marché et resteraient ensuite assises des heures, sans renouveler leur consommation. Il existe aussi des établissements qui refusent les hommes, quadras ou quinquas, jugés particulièrement odieux avec le personnel.
Ces interdictions sont légales. La Commission nationale des droits de l’Homme a bien dit que les cafés interdits aux bébés imposaient une discrimination injustifiée, mais elle n’a pas de pouvoir d'imposer des amendes ou un changement. Il y a tout de même quelques élus et associations qui dénoncent cette fragmentation sociale. Des mairies distribuent maintenant des autocollants de soutien aux cafés "kid friendly", et l'association Mamans en politique tente aussi d’alerter l’opinion publique sur les dérives de ces pratiques.


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