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La MRC de Témiscouata propose un plan de développement ambitieux pour le secteur de la Grande-Baie au sein du Parc national du Lac-Témiscouata, et réclame à Québec qu’il soit mis en œuvre à court terme.
Le milieu témiscouatain sollicite un engagement financier formel de la part du gouvernement pour concrétiser cette vision stratégique attendue depuis plus d'une décennie.
Ce n’est pas le PDG de la Sépaq qui va sortir les sommes d'argent pour pouvoir le réaliser. Ça va nous prendre un engagement gouvernemental, a affirmé le préfet de la MRC de Témiscouata, Serge Pelletier, lundi matin en conférence de presse.

«Le secteur de la Grande-Baie, c'est déjà extraordinaire comme lieu», affirme Serge Pelletier, préfet de la MRC de Témiscouata.
Photo : Gracieuseté de la Mrc de Témiscouata
D'ailleurs, on va profiter de la période préélectorale actuelle pour s'assurer d'avoir l'engagement de tous les partis politiques, sur ce projet témiscouatain, parce que, pour nous c'est un incontournable qu’il se réalise à court terme.
Il estime, si Québec délie les cordons de sa bourse, que les travaux pourraient débuter dès 2027 et que l’ensemble du projet pourrait être finalisé en trois à cinq ans.

Serge Pelletier, préfet de la MRC de Témiscouata.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Il est temps pour l'ensemble de l'offre touristique québécoise qu'on puisse offrir un nouveau produit. Charlevoix, c'est sursaturé, les Laurentides, l’Estrie, c'est saturé. On peut offrir quelque chose qui est complètement différent, affirme le maire de Saint-Juste-du-Lac, Benoît Giguère.

Benoit Giguère, maire de Saint-Juste-du-Lac.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Il souligne que le Témiscouata a tout ce qu’il faut pour devenir plus qu’un lieu de passage vers les Maritimes.
Il serait temps qu'ils arrêtent [les touristes] plus souvent chez nous et c'est ça qu'on veut. On est très, très heureux et on va faire pression pour que ça se réalise, c'est sûr, souligne-t-il.
Un projet inachevé
L'aménagement de ce secteur était déjà prévu au plan directeur provisoire du parc dès 2008, mais Québec ne l'a toujours pas réalisé.

L'île Notre-Dame, dans le secteur de la Grande-Baie du lac Témiscouata, promet d'être mise en valeur dans le concept de développement de la MRC de Témiscouata.
Photo : Gracieuseté de la MRC de Témiscouata
Les membres de la Table d'harmonisation du Parc national du Lac-Témiscouata, après avoir reçu les conclusions d'une étude menée par la firme KMPG pour le compte de la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), ont mandaté la MRC de Témiscouata d’élaborer un concept de développement en respectant la mission de conservation, de mise en valeur et de gestion durable du territoire de la Sépaq.
La MRC prend les devants
Le concept de développement proposé par la MRC de Témiscouata lundi en conférence de presse comprend notamment un camping de 210 mètres de diamètre qui évoque la roue de médecine autochtone, en hommage à la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.

Au centre de la roue de médecine, un projet de spectacle multimédia interactif en plein air mettrait l’emphase sur la présence de la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk sur le territoire.
Photo : Gracieuseté de la MRC de Témiscouata
Ce maillage qu'on fait avec la Première Nation wolastoqiyik, c'est majeur. C'est une reconnaissance de l'histoire, de la culture et aussi des enseignements des Premières Nations, témoigne M. Pelletier.
Et pour nous, c'était porteur de sens et ça nous paraissait important dans tout ce qu'on construisait au niveau du concept de développement que ça soit imprégné de ce lien particulier, ajoute-t-il.
La MRC a d’ailleurs présenté le projet aux Wolastoqey.

Nelson Lepage, directeur de la culture et des activités traditionnelles pour la Première Nation Wolastoqiyik Wahsipekuk.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Il y a certaines choses qui vont possiblement être modifiées, mais on trouve important que les gens nous demandent : est-ce que c'est correct? Est-ce qu'il y a des choses qu'on doit changer? Est-ce que c'est conforme à ce que vous avez vécu, à ce que vous vivez?, affirme Nelson Lepage, directeur de la culture et des activités traditionnelles pour la Première Nation, en marge de la conférence de presse.

Dix chalets flottants sont prévus dans l'enceinte du parc.
Photo : Gracieuseté de la MRC de Témiscouata
On sait très bien que la culture autochtone par les temps qui courent, c'est la saveur du mois. Alors on ne veut pas être à toutes les sauces. On veut que ce soit des projets porteurs qui nous ressemblent, ajoute-t-il en s'empressant de souligner que le projet est très bien accueilli par sa communauté.
Des chalets flottants
À deux kilomètres de ce premier site, un deuxième site de camping de 80 emplacements est prévu. À proximité, dix chalets flottants sur le lac viendront compléter le site. Ils seront remorqués sur la terre ferme en hiver afin de bonifier l'offre hivernale du parc.
La MRC veut également finaliser la piste cyclable afin que le tour du lac à vélo soit enfin possible.

Les dix chalets flottants seront remorqués sur la terre ferme en hiver afin de développer l'offre hivernale.
Photo : Gracieuseté de la MRC de Témiscouata
C'est ça qui est intéressant dans ce projet-là : c'est une vision du milieu, une prise en charge du milieu, qui met la Première Nation au cœur de ce territoire-là. [...] C'est un beau concept, un concept qui est vendeur, il n’y a aucun doute là-dessus, et c'est un concept qui est unique aussi, estime le président-directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent, Pierre Lévesque.

Pierre Lévesque est président-directeur général de Tourisme Bas-Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Veronique Duval
Avec ce projet évalué à environ 30 millions de dollars, la région aspire à devenir une destination touristique incontournable au Québec. Près de 75 000 visiteurs fréquentent le Parc national du Lac-Témiscouata chaque année.


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