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Culture 03/09/2026 14:37 Actualisé le 03/09/2026 15:39
Plus que surpris par les annonces faites en France et relayées par la presse internationale, le studio d’animation japonais est enfin sorti du silence.

Toei Animation
Le plus célèbre studio de production de films et séries d’animation japonais n’a pas franchement apprécié les rumeurs de parc à thème français autour de Dragon Ball.
EN BREF • Valérie Pécresse a annoncé un projet de parc d’attractions en Île-de-France, dont un inspiré de Dragon Ball.
• Toei Animation a publié un communiqué et affirmé qu’aucune licence Dragon Ball n’avait été accordée en France.
• Les images relayées par la presse renvoient au projet Qiddiya Investment Company en Arabie saoudite, premier parc à thème Dragon Ball.
La Toei est visiblement tombée de sa chaise en découvrant l’actualité internationale. Le lundi 24 août, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse annonçait en grande pompe « travailler depuis 18 mois » sur un projet de parc d’attractions, dont un inspiré du cultissime manga japonais Dragon Ball.
Le problème, c’est que l’emblématique studio japonais Toei Animation n’a jamais été consulté sur ce sujet qui le concerne directement en tant que co-ayants droit de la franchise Dragon Ball. L’annonce de Valérie Pécresse sur TF1 avait été faite au moment où le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman était reçu en France par Emmanuel Macron lors d’une journée consacrée notamment au renforcement des liens économiques entre Paris et Ryad.
Vantant « un projet de l’ampleur de Disney », Valérie Pécresse avait par la même occasion relancé des rumeurs insistantes cet été autour d’un parc dédié à Dragon Ball sur le site de l’ancien parc Mirapolis, fermé il y a 35 ans dans le Val-d’Oise. Si l’information n’avait jamais été confirmée, Emmanuel Macron a finalement signé le 24 août un protocole d’accord avec l’Arabie saoudite pour créer trois parcs d’attractions près de Cergy-Pontoise, dont l’un probablement sur l’univers des mangas, comme le laissait entendre Emmanuel Macron dans un tweet en évoquant « (s)on intérêt pour les mangas », mais sans citer explicitement l’œuvre du mangaka Akira Toriyama.
Dix jours plus tard, le studio de production japonais a enfin répondu officiellement aux rumeurs concernant la licence qu’elle co-détient avec la maison d’édition japonaise Shueisha, le studio de production de manga Bird Studio et le fabricant de jouets Bandai, japonais lui aussi. Dans un communiqué partagé sur son site, Toei Animation n’y va pas par quatre chemins pour exprimer son incompréhension : « Récemment, certains médias ont rapporté qu’il avait été décidé de construire un parc d’attractions Dragon Ball en France ».
« Cependant, ni notre société ni aucun des détenteurs de droits n’a accordé de licence à ce sujet, et nous n’avons connaissance d’aucun fait de ce type », réplique le studio qui produit les séries d’animation Dragon Ball, mais aussi One Piece, dont la diffusion est toujours en cours.
Prudence de façade
Après cette franche mise au point, la Toei en a profité pour en faire une seconde concernant les visuels et images utilisés dans la presse pour illustrer ce projet français : « Toutes les images et vidéos conceptuelles du parc d’attractions utilisées dans ces articles proviennent d’une annonce conjointe faite par la société saoudienne Qiddiya Investment Company et notre société le 22 mars 2024 ».
« Ces images et vidéos n’ont aucun lien avec les articles en question », précise à ce titre la Toei puisque ces images proviennent en réalité du « parc d’attractions dont la construction est prévue à Qiddiya City, en Arabie saoudite », qui sera d’ailleurs le premier parc à thème Dragon Ball au monde.
Selon des sources gouvernementales interrogées en « off » par Le Monde, l’Élysée a bel et bien évoqué l’idée d’un parc d’attractions en France consacré à l’univers Dragon Ball, mais jamais par l’intermédiaire d’une communication officielle, faute d’accord des ayants droit japonais, réputés pour leur protectionnisme autour des licences qu’ils détiennent. De son côté, Qiddiya Investment Company, société détenue par le fonds souverain de l’Arabie saoudite, préférait parler de discussions en cours avec de grandes marques internationales détentrices de licences, sans citer lesquelles.


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