NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Fernand Lopez. Le nom claque comme une évidence dans le petit monde du MMA français. Pourtant, quand on gratte un peu, l’homme qui a posé les fondations de la discipline en France s’appelle Owono Nyebe Eloundou. Fernand Lopez, ce sont ses prénoms. Le nom de famille, le vrai, celui qui sent la terre de Lékié et les cours d’école de Yaoundé, il ne le met pas en avant. Et franchement, ça pose question.
Les faits : un nom de famille resté dans l’ombre
Les documents officiels sont clairs. À l’état civil, l’entraîneur vedette du MMA Factory, la salle parisienne qu’il a cofondée en 2013, se nomme Owonyebe Eloundou, prénoms Fernand Lopez. Né le 12 novembre 1978 à Lékié, dans la région du Centre, il a grandi à Yaoundé avant de s’envoler pour la France en 1997. Son palmarès de combattant ? Une dizaine de victoires pour sept défaites, une carrière honorable mais sans éclat, entre 2006 et 2010. C’est derrière les cordes qu’il a bâti sa légende, en guidant Francis Ngannou, ancien sans-abri devenu champion poids lourds de l’UFC, et Ciryl Gane, champion intérimaire de la même organisation.
Le problème n’est pas sportif. Il est symbolique. Sur les réseaux sociaux, des Camerounais ont découvert, un peu par hasard, que le « Fernand Lopez » des plateaux télé et des magazines spécialisés portait un nom bien de chez eux. Et ils se sont demandé pourquoi ils ne l’avaient pas su plus tôt.
Le vrai enjeu : un nom qui vaut de l’or, mais lequel ?
Il faut se méfier des raccourcis. Owono Nyebe n’a pas « renié » son nom du jour au lendemain. Dans le MMA, comme dans le foot ou la musique, le nom de scène est un outil de carrière. Geremi, Lamine Yamal, des dizaines de footballeurs brésiliens : eux aussi ont usé de pseudonymes ou de prénoms pour exister à l’international. Le « Lopez » du coach est devenu une marque, un sésame qui ouvre des portes dans un milieu où l’identité se vend.
Mais le truc, c’est que le silence autour de ses origines camerounaises interroge. Pas parce qu’il faudrait forcément afficher son nom de famille sur toutes les caméras. Plutôt parce que le grand public, au Cameroun, a longtemps cru que ce « Fernand Lopez » était un Sud-Américain ou un Européen. Difficile de ne pas y voir un rendez-vous manqué avec une partie de son héritage. Le signal est clair : à l’heure où le Cameroun cherche ses figures de réussite, l’un de ses enfants les plus illustres à l’étranger reste partiellement invisible.
Owono Nyebe a construit son empire avec « Lopez ». Il n’est pas question de lui demander de l’effacer. Mais la prochaine fois qu’il soulèvera un titre ou formera un futur champion, peut-être que le nom de Lékié trouvera sa place dans la lumière. Juste à côté.
![]()
Rodrigue Batag
Journaliste international pour 237online.com, Rodrigue Batag décrypte l'actualité mondiale avec un regard ancré dans les réalités africaines et camerounaises.


2 hour_ago
30



























.jpg)






French (CA)