Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Où vont les bélugas du Saint-Laurent en hiver?

4 month_ago 101

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Espèce en voie de disparition, le béluga du Saint-Laurent peine à se rétablir malgré 40 années d'efforts de conservation. Des chercheurs s'y intéressent depuis des décennies et ils se tournent désormais vers l’hiver, dont les effets ont été peu étudiés. La semaine verte en a accompagné quelques-uns sur les eaux de l’estuaire du Saint-Laurent.

La neige tombe doucement sur le village de Tadoussac, sur la Côte-Nord, figé dans le silence de l’hiver. Les rues sont désertes, les commerces, fermés.

Seul le passage occasionnel de quelques voitures rappelle que les résidents montent la garde en attendant le retour des beaux jours et des bélugas. En effet, on croyait jusqu’à récemment que les bélugas quittaient le secteur à l’automne pour ne revenir qu’au printemps.

Cependant, de nouvelles recherches montrent que les bélugas, emblématiques du Saint-Laurent, ne quittent pas complètement la région en hiver. Mais où vont-ils exactement?

Une maison au bord du Saint-Laurent sous la neige.L'hiver est magnifique et implacable à Tadoussac. Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Chaque saison renferme des secrets qu'on n'a pas encore déboulonnés. Et l'hiver, c'est peut-être là qu'il y a encore le plus de questions non résolues, avance Robert Michaud, président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM).

Installé à Grandes-Bergeronnes, près de Tadoussac, le chercheur observe depuis des décennies les mammifères marins et les transformations du paysage hivernal.

Plus que n'importe quand, c'est l'hiver que les forces de la nature s'expriment de façon presque brutale. De janvier à mars, il y a très, très peu de belles journées, de belles journées calmes. Alors, vivre dans ce milieu-là, ça représente des défis considérables pour les bélugas, précise-t-il.

Après 40 ans à étudier le béluga, Robert Michaud constate, comme d’autres, que la majorité des connaissances acquises jusqu’ici reposent sur des observations estivales. Une lacune importante qui hante désormais le chercheur.

Portrait de Robert Michaud.Président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud étudie les bélugas depuis des décennies. Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Des femelles en mauvais état

Malgré l’interdiction de la chasse au béluga en 1979, la réduction des contaminants et la création du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, la population ne se rétablit pas.

L’espèce est toujours en voie de disparition, selon le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC).

On a regardé les bélugas dans la période la plus facile : l’été. Maintenant, la prochaine frontière, c'est vraiment d'étendre cette fenêtre-là, note M. Michaud.

Des femelles, souvent gestantes, sont retrouvées mortes chaque printemps depuis 2010 sur les rives du Saint-Laurent. Elles présentent toutes un mauvais état physique.

La carcasse du béluga échoué à Saint-Fabien-sur-Mer.Tous les ans, des bélugas sont retrouvés morts sur les berges du Saint-Laurent, parfois des dizaines. Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Les chercheurs s’interrogent sur le rôle que pourraient jouer les bouleversements hivernaux, notamment la disparition progressive de la glace.

Il y a beaucoup moins de glace qu’il y en avait! s’exclame Robert Michaud, qui se rappelle avoir connu des murs de glace de plusieurs mètres de haut. On ne voit plus ça.

« Si on veut répondre à ces questions-là – est-ce que l'hiver est un problème pour les bélugas? (et on a des raisons de le croire) –, il faut aller voir ce qui se passe en hiver avec les bélugas. Où sont-ils? Que font-ils? »

Des chaloupes s'éloignent du quai.Expédition en chaloupe au large des Escoumins Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Sur le terrain, malgré l’hiver

Par un matin calme de mars, Robert Michaud profite d’une sortie en chaloupe au large des Escoumins avec des chasseurs de phoques pour tenter une rare observation hivernale de bélugas.

Pour nous, observer les bélugas en hiver, et surtout les mesurer, ça pourrait devenir un élément critique dans notre programme de recherche. On ne sait pas si les bélugas accumulent des réserves.

À bord, le chercheur et son technicien de recherche Michel Moisan espèrent profiter de la clarté hivernale.

J'aimerais beaucoup voir des bélugas dans cette eau-là, dit-il. Parce que la qualité de l'eau, l'hiver, pour nous, peut transformer les observations. L'été, l'eau est assez noire, assez turbide.

Michel Moisan, vêtu pour affronter l'hiver sur le fleuve Saint-Laurent.Michel Moisan, technicien de recherche du GREMM Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Grâce aux permis fédéraux octroyés spécifiquement pour la recherche scientifique, l’équipe peut utiliser un drone afin de documenter l'état physique des animaux.

On utilise des drones pour prendre des mesures. On fait des tours de taille des bélugas pour mesurer leur état physique. Ces images-là nous permettent de détecter les mâles et de distinguer les femelles, et même de détecter des grossesses chez les femelles, explique Robert Michaud.

Il s’interroge sur la capacité des femelles à maintenir un bon état physique en hiver.

Est-ce qu'elles ont moins accès à la nourriture? Est- ce que la nourriture est de moins bonne qualité? En somme, on aimerait savoir si l’hiver est une période riche ou limitante pour les bélugas.

L'estuaire du Saint-Laurent.La glace ne couvre plus les eaux de l'estuaire du Saint-Laurent, comme c'était généralement le cas autrefois. Photo : Radio-Canada / Gilbert Bégin

Mais il y a peut-être plus que la nourriture. L’absence de glace pourrait aggraver la situation.

La glace, c'est peut-être une forme de protection, avance Robert Michaud. L'hiver, c’est une période où les vents dominants sont importants et où la mer est agitée. Pour les bélugas, ça peut constituer un défi. Alors, si les bélugas perdent la protection de la glace en hiver, non seulement la quête de nourriture peut être plus difficile, plus coûteuse, mais il y a des dépenses énergétiques qui pourraient être accrues parce que les bélugas sont exposés à des conditions difficiles.

Après plus d’une heure de recherche, on n’a toujours aperçu aucun béluga. Une situation fréquente, reconnaissent les chercheurs.

Les fenêtres d’observation sont très réduites, convient Robert Michaud. Mais si on avait été chanceux, si on avait eu un troupeau de bélugas, on aurait facilement [pu filmer avec notre drone] une vingtaine, une trentaine, une quarantaine de bélugas. Ce serait déjà un échantillon utile pour faire progresser notre connaissance.

Un béluga nage près d'une plaque de glace à la surface de l'eau.Il y a beaucoup moins de glace qu'auparavant sur le fleuve, ce qui pourrait nuire au béluga du Saint-Laurent. Photo : Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins

Sur le Saint-Laurent, des témoins privilégiés

Ce n’est pas d’hier que Robert Michaud s’intéresse aux bélugas en hiver. Ses inventaires hivernaux à la fin des années 1980 révélaient déjà la présence de bélugas dans le golfe du Saint-Laurent.

Avant lui, un chercheur russe travaillant au gouvernement fédéral, Vadim Dimitrievich Vladykov, avait fait mention de bélugas jusqu’à Natashquan et à Blanc-Sablon, et même en Gaspésie, dans les années 1940. C'est l’un des premiers scientifiques à avoir étudié les bélugas du Saint-Laurent. Encore aujourd’hui, ses rapports de recherche représentent un pan important de la compréhension de cette espèce.

Mais que reste-t-il de cet habitat d’hiver depuis le déclin du béluga?

À Port-Cartier, près de Sept-Îles, le naturaliste Jacques Gélineau fait une soixantaine de sorties par année, dont quelques-unes en hiver, notamment pour recenser les rorquals bleus. Il est l’un des rares à s’aventurer sur le Saint-Laurent en hiver et, malgré tout, il voit très peu de bélugas.

Selon les relevés aériens, les bélugas viennent ici l'hiver, dit-il. Mais nous, on est trop loin d’où on pourrait les apercevoir.

Par contre, c'est un peu normal qu’ils soient ici parce que c'est une zone qui, en raison des alizés qui viennent du nord, est souvent libérée de glace, souligne M. Gélineau. C'est des animaux qui respirent, donc ils vont aller dans des glaces où ils peuvent s'alimenter et respirer en même temps.

Jacques Gélineau, vêtu chaudement.Jacques Gélineau est producteur et naturaliste. Photo : Radio-Canada / La semaine verte

Les chercheurs avancent que ce sont notamment ces ouvertures dans les glaces qui ont amené les bélugas à migrer vers l’est en hiver. Les eaux de Tadoussac et de l’estuaire étaient autrefois majoritairement recouvertes de glace, contrairement à celles du golfe.

À Godbout, près de Baie-Comeau, le traversier F.-A.-Gauthier effectue la liaison vers Matane, sur la rive sud du fleuve, plusieurs fois par semaine. C’est l’un des seuls bateaux qui traversent le Saint-Laurent de façon régulière en hiver.

Le capitaine Léonard Michaud est un témoin privilégié des mouvements des mammifères marins. L’hiver, je ne me souviens pas d’en avoir vu tant que ça. J'en ai vu trois ensemble, la semaine passée, mais c’est des visites exceptionnelles, dit-il.

Bien que les bélugas se fassent discrets en hiver, le capitaine profite de chaque observation. Je suis toujours content, ça veut dire qu’il en reste!

Portrait du capitaine Michaud.Léonard Michaud est capitaine du traversier F.-A.-Gauthier. Photo : Radio-Canada / La semaine verte

Un reportage de Gilbert Bégin et de Camille Martel à ce sujet sera présenté à l'émission La semaine verte diffusée sur ICI Télé samedi à 17 h (18 h 30 HA).

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway