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Aux côtés du président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), Jacques Demers, les quatre chefs de partis ont pris la pose, tout souriants, dans les couloirs du Centre des congrès de Québec, vendredi midi.
Quatre ? Vous avez bien lu. Le cinquième, Paul St-Pierre Plamondon, n’avait pas pu se rendre disponible pour prendre une photo officielle avec ses homologues en ouverture du congrès annuel de l’organisme. « Il est où ? », ont badiné ses adversaires directs en se dirigeant vers la vaste salle où ils prononceraient, chacun à leur tour, des allocutions devant des maires et des préfets de partout au Québec.
Le chef péquiste avait un empêchement : une participation à une entrevue à CHOI Radio X sur l’heure du midi. L’occasion parfaite, d’ailleurs, d’aborder avec l’animateur le recrutement de François Gariépy, ancien journaliste de la station de radio au logo jaune et noir.
« On a additionné “Gary” », a lancé fièrement M. St-Pierre Plamondon, en réutilisant le surnom donné à M. Gariépy avant qu’il dépose sa candidature dans Charlevoix–Côte-de-Beaupré pour le Parti québécois (PQ).
« “Gary”, que vous cachez, là… », a répondu l’animateur Jean-Christophe « JC » Ouellet, qui a souligné que M. Gariépy n’avait presque pas participé aux annonces de son chef depuis le lancement de la période électorale.
En début de campagne, PSPP avait dû passer plusieurs jours à défendre son candidat pour des propos controversés de son passé. Il rejette aujourd’hui la thèse voulant qu’il l’ait mis à l’abri du regard des médias. « C’est peut-être le candidat qui a donné le plus d’entrevues », a-t-il soutenu, avant de souligner que M. Gariépy avait participé à son point de presse de la matinée sur la plateforme du PQ dans la capitale nationale.
Lors de cette annonce non loin de l’Assemblée nationale, le chef péquiste a dit vouloir « mettre en valeur » son équipe de candidats afin de terminer la campagne « en force ». Pourquoi donc leur demander de prioriser le porte-à-porte plutôt que les débats et les entrevues, comme l’écrivait Le Devoir jeudi ?
« À ce stade-ci, de mon point de vue, notre priorité, c’est [de convaincre] les indécis, a-t-il répondu vendredi. On est rendus à aller directement, le plus possible, vers l’électeur. »


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