NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dans le cadre du festival Petits bonheurs, qui se tiendra du 1er au 10 mai prochains, Isabelle Payant, directrice artistique et codirectrice générale du Théâtre des Petites Âmes, offre avec Oryza une proposition à la fois poétique et marionnettique dans laquelle le riz, aliment universellement connu, est prétexte à rendre hommage à la sororité.
Avant de devenir spectacle, Oryza a pris naissance lors de rencontres entre Isabelle Payant, Noémie Godin-Vigneau et des enfants. Des séances d’exploration qui avaient pour simple but de voir où une interaction entre les petits, du riz et des bouts de papier brun pouvait bien mener. Puis, tranquillement, l’image Des glaneuses — cette toile du XIXe siècle de Jean-François Millet — s’est imposée à l’esprit d’Isabelle Payant, raconte-t-elle de l’autre côté de l’écran. « Ma mère [a fait cette toile] aux petits points quand j’étais petite et elle est encore dans la salle à manger chez [elle]. Et, chose étrange, elle est aussi en reproduction photocopiée chez ma belle-mère depuis la même époque. Alors, cette toile-là a habité notre enfance et elle est encore là. » Puis, au fil des recherches est venue se greffer à cette peinture l’image des mondines qui, dos penché, désherbaient les rizières en Italie dans les années 1940. Et de fil en aiguille, ces images de femmes au travail se sont intégrées à celle du riz nourricier et rassembleur. « Et, veut veut pas, dans les communautés que j’ai rencontrées, le riz, c’est la denrée première de plusieurs enfants sur la planète. Tout le monde connaît le riz. Et dans Cartierville — là où Isabelle Payant à ses quartiers —, ils en mangent minimum trois fois par semaine, le riz est très présent. »
À l’instar de cette céréale qui concerne tout le monde, Isabelle Payant a aussi le besoin et l’envie de toucher le plus d’enfants possible avec son projet. Or, en amont d’Oryza est né La petite Oryza, un spectacle ambulant, qui permet d’être mobile sur le territoire et d’aller à la rencontre des tout-petits qui n’ont pas accès aux infrastructures. « Il y avait une grande réflexion autour de la façon d’atteindre les enfants qui ne sont pas dans des CPE, en maternelle 4 ans et qui sont égrenés un peu partout dans de tout petits milieux […] Donc […], l’année passée, on a transformé une remorque en bébé théâtrerie sur roues pour 15 spectateurs […] Tout est en miniature, notre scène fait 6 pieds sur 4 pieds [un peu plus de 2 m sur 1 m]. On a fait une vingtaine de représentations et on va en faire encore cette année », explique Isabelle Payant. Le spectacle est sensiblement le même qu’Oryza, mis à part bien sûr les contraintes reliées à l’espace et les possibilités liées à la proximité.
Le plaisir du jeu
Oryza, c’est ainsi l’histoire de trois femmes qui habitent la rizière et vivent leur quotidien dans une temporalité qui n’est jamais précisée, souligne Isabelle Payant. « L’histoire, c’est cette sororité qui existe entre trois femmes. Elles parlent du quotidien autour du riz. Elles rebondissent à partir des actions, des événements qui surviennent. Comme des protectrices de riz un peu tout croches », raconte-t-elle. Noémie Godin-Vigneau, qui a participé à la création et compte parmi les trois comédiennes sur scène — avec Isabelle Payant et Cleo da Fonseca — explique qu’au-delà de l’histoire, il y a une grande part accordée au jeu dans la pièce. « Comme on s’adresse à des enfants de 2 ans et demi, on joue avec les mots. On n’est pas dans une écriture dramaturgique. Il y a des mots comme des chansons, comme des tableaux, comme un paysage de mots avec lesquels les personnages jouent. L’histoire, c’est celle d’une saison ou d’une journée […] Et c’est le jeu qui prime tout, comme [la manière dont] les trois filles s’amusent dans leurs activités. » Activités qui peuvent être de récolter, de semer, de mesurer. Noémie Godin-Vigneau souligne aussi la richesse des images inventées par Isabelle Payant, un travail créatif qui permet d’offrir un univers poétique. « Le riz devient toutes sortes de choses dans ce spectacle-là. On est dans une rizière, dans un bateau, dans un grenier, une cour d’école […] On est dans le clown, la poésie, et il y a aussi beaucoup de chants dans le spectacle. C’est vraiment un kaléidoscope qui se déploie dans l’esprit de jeu de ces trois filles-là. »
Spectacle à la fois tendre, rassembleur, drôle et rempli d’humanité, Oryza est aussi une façon — et un espoir — pour Isabelle Payant de créer, mine de rien, de nouveaux publics, de faire naître l’envie de revenir au théâtre. Noémie Godin-Vigneau espère par ailleurs que la pièce pourra permettre aux petits d’avoir confiance en leur imaginaire parce que, dit-elle, c’est un immense moteur d’apprentissage et de joie. « Ce qu’on fait ici, c’est vraiment s’amuser à inventer des mondes avec le réel dans le jeu et toujours dans la joie créative. Et je pense que, ça, c’est super riche pour les enfants d’avoir confiance en leur créativité, en leur plaisir de jouer et d’inventer […] C’est beaucoup ce à quoi je m’accroche dans le legs du spectacle. » Naturellement inventifs, les enfants trouveront assurément là matière à nourrir leur imagination.


2 month_ago
9
























.jpg)






French (CA)