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Publié le 22/08/2026 07:59 Mis à jour le 22/08/2026 08:00
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Article rédigé par franceinfo - D. Borgogno - Édité par l'agence 6Medias
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Le président iranien, Massoud Pezeshkian, estime que son pays est en position de force dans le conflit qui l'oppose aux Etats-Unis. Donald Trump, de son côté, vise une asphyxie économique.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour le regarder en intégralité.
Après six mois de conflits, le président iranien, Massoud Pezeshkian, semble prêt à terminer les hostilités : "Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité. Le monde entier reconnaît notre victoire."
Un constat discutable. Les États-Unis maintiennent toujours le blocus naval contre l'Iran, qui verrouille encore le détroit d'Ormuz, la voie maritime stratégique pour le commerce d'hydrocarbures. Cette déclaration du président iranien survient seulement quelques heures après de nouvelles menaces de Washington. L'administration Trump préfère maintenant la guerre économique aux offensives militaires. Hier, des sanctions économiques étaient ainsi annoncées contre tout pays continuant de commercer avec l'Iran, sans en préciser les détails.
"Ce sera la plus grande isolation économique coordonnée du monde. Nous allons leur dire vous êtes soit avec nous, soit contre nous. Il est temps pour nos alliés et pour le reste du monde de prendre une décision. Nous allons écraser l'économie de ce régime meurtrier", déclare Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor.
Si le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé ces menaces de terrorisme économique, ce discours a déjà eu des effets pour certains de ses partenaires. Les Émirats arabes unis ont suspendu jusqu'à nouvel ordre les échanges commerciaux et les transactions financières avec l'Iran. Mais dans le viseur des États-Unis, la Chine, grande consommatrice de pétrole iranien. Pékin pour l'instant critique cette initiative. "Les sanctions et les pressions ne permettront pas de résoudre le problème. La Chine appelle toutes les parties concernées à prendre des mesures responsables et à régler le problème par la voie politique et diplomatique", estime un porte-parole chinois.
Un sujet qui sera sans doute abordé lors de la prochaine visite aux États-Unis du président chinois fin septembre. En attendant, le secrétaire américain au trésor donnera lundi une conférence de presse pour expliquer les prochaines mesures pour augmenter la pression sur l'Iran.
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