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Oreogate : pourquoi tout internet veut donner des biscuits Oreo à la petite Ava (qui n’existe probablement pas)

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Life 27/08/2026 13:04

Sur Instagram, les captures d’écran d’un conflit entre parents d’élèves sont devenues virales. Les vidéos sont certainement fausses, mais ont fait grandement réagir.

« L’Oreogate est surement un fake, mais les conversations WhatsApp un peu dérangées ne le sont pas », titre  un article du média américain Purewow. « Nous connaissons tous une Michelle. »

« L’Oreogate est surement un fake, mais les conversations WhatsApp un peu dérangées ne le sont pas », titre un article du média américain Purewow. « Nous connaissons tous une Michelle. »

EN BREF Un conflit viral entre parents d’élèves sur Instagram, surnommé le #Oreogate, tourne autour de l’interdiction de donner des biscuits industriels dans les « lunchbox » à l’école.
L’histoire, probablement fictive, est utilisée pour promouvoir une application musicale, mais suscite un vif débat sur la parentalité et la nutrition.
Le sujet génère des memes et des discussions en ligne, avec des internautes et des influenceurs prenant parti pour Ava et critiquant les interdictions alimentaires strictes.

Tout ça pour une histoire d’Oreo. Sur les réseaux sociaux, un conflit entre parents d’élèves est devenu viral : sous prétexte qu’on refuse certains aliments - notamment des biscuits industriels - à ses enfants, peut-on les interdire à l’ensemble de l’école ?

L'histoire est née d’un post Instagram du compte Ashleighjamz, montrant à ses 139 000 abonnés les captures d’écran de la conversation Whatsapp des mères de la classe de sa fille de cinq ans. Un drama en 11 vidéos (pour le moment) cumulant chacune plusieurs millions de vues, et devenu la saga préférée d’une bonne partie d’Internet.

« Hello tout le monde ! Pourrait-on se mettre d’accord sur des règles de base concernant les repas de midi ? », écrit Michelle, à l’origine de ce qu’internet appelle désormais l’#Oreogate. Les premières réponses sont de bonne volonté et demandent si c’est une histoire d’allergies. Hélas, la réponse est non : c’est à cause des biscuits Oreo auxquels sa fille, Ava, n’a pas droit. En voir dans les repas des autres la frustre et la rend triste, explique la mère. Ensuite, c’est l’escalade.

Un « Oreogate » viral

Prétextant vouloir « éviter que sa fille ne se sente exclue », la mère s’agace que les autres parents autorisent leurs enfants à manger ces biscuits industriels à l’école et ne cesse de leur demander d’arrêter. Les autres membres du groupe, à grand renfort d’emojis ironiques, lui rappellent qu’elle ne peut pas contrôler les repas de toute la classe.

Jusqu’au jour où une camarade donne des Oreo à Ava, qui rentre chez elle et l’annonce à sa mère. Le drame s’intensifie : le lendemain, Ava demande à une autre camarade de lui en apporter en secret, insiste, propose d’échanger ses yaourts contre un de ces gâteaux. Dans la conversation groupée, Michelle s’insurge et accuse les enfants de la classe d’encourager sa fille à mentir. Un matin, elle dépasse les bornes en fouillant la « lunchbox » d’une élève, même si, se justifie-t-elle, elle n’a rien touché ou rien pris à l’intérieur.

Les autres mères sont désemparées face tant de mauvaise foi, mais Michelle n’arrête pas ses plaintes : sa fille, qui réclame désormais tous les jours des biscuits interdits à ses camarades de classe, a découvert ceux qui contiennent un « double fourrage » et ne parle plus que de ça à la maison.

Un fake très probable, mais des réactions bien réelles

À ce stade, il y a des chances que l’histoire soit fausse et relève juste d’un très bon coup de com’. Évidemment, le compte officiel de la marque Oreo s’en donne à cœur joie dans les commentaires.

Par ailleurs, l’influenceuse qui les poste ne cache pas qu’elle est rémunérée pour faire la promotion d’une application qui transforme de l’écrit en chansons boostées à l’IA (c’est grâce à cela qu’elle « narre » ses posts Instagram). Sur son compte, absolument toutes les vidéos postées suivent le même modèle : des captures d’écrans de conversations polémiques sur des EVJF, au travail… Bref, des tentatives répétées de générer de l’engagement.

Mais cela n’enlève rien à la viralité du sujet, qui est aussi devenu un débat sur les réseaux sociaux. « L’Oreogate est sûrement un fake, mais les conversations WhatsApp un peu dérangées ne le sont pas », titre un article du média américain Purewow. « Nous connaissons tous une Michelle. » Podcasteurs, influenceurs et spécialistes de la parentalité ou de la nutrition se sont tous emparés du sujet pour donner leur avis - et, sans surprise, peu d’entre eux sont d’accord sur le comportement de Michelle ou ses interdits perçus comme drastiques.

« Je suis 100 % convaincue que l’Oreo-gate est du contenu marketing pour promouvoir Sono [l’application musicale, ndlr], mais je suis aussi 100 % investie parce que tous les parents ont eu à gérer une Michelle. C’est brillant. Je serai toujours du côté des petites Ava. », écrit une influenceuse sur X.

Le sujet est aussi devenu une usine à memes pour les internautes qui militent avec humour pour le droit de la petite Ava à manger un Oreo, se demandent si elle connaît tous les parfums, et réclament « justice » pour elle. Les communicants d’Oreo doivent se frotter les mains.

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