NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
953 kg d’or déclarés produits en 2023, mais 15,2 tonnes importées par les pays acheteurs. L’écart est tel que le gouvernement camerounais a annoncé, mercredi 15 juillet, un renforcement des contrôles dans la filière aurifère. Selon l’exécutif, l’essentiel du problème vient moins d’un vol organisé que d’une sous-déclaration massive par certains opérateurs privés.
Ce que Yaoundé reproche aux opérateurs
« Le principal problème ne réside pas préalablement dans une disparition de l’or appartenant à l’État, mais dans la sous-déclaration d’une partie de la production réalisée par certains opérateurs privés », a expliqué Fuh Calistus Gentry, ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, lors d’une conférence de presse aux côtés du ministre de la Communication René Emmanuel Sadi.
Le chiffre fait mal. 682 fois plus d’or importé par les acheteurs que déclaré exporté par le Cameroun, selon un rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives. Sur cette base, les autorités évaluent le manque à gagner à environ 2 000 milliards de F CFA sur les cinq dernières années, en grande partie lié à des flux vers les Émirats arabes unis.
Le gouvernement veut donc imposer des seuils minimaux de livraison d’or, renforcer les contrôles sur les sites d’exploitation et améliorer la traçabilité à chaque étape de récupération du minerai.
Un assainissement qui reste à prouver
Plus de 200 sociétés minières opèrent sans titre ou autorisation régulière, selon le ministre. 137 dossiers ont déjà été transmis à la justice.
Le gouvernement veut aussi arrêter une pratique bien connue des acteurs du secteur, celle qui consiste à exploiter avec un simple permis de recherche. « Un permis de réalisation de recherche est destiné aux travaux d’exploration visant à identifier et à évaluer un gisement », a rappelé Fuh Calistus Gentry, histoire de couper court à toute ambiguïté.
Difficile de ne pas y voir une tentative de reprendre la main sur un secteur qui échappe largement à l’État depuis des années. Reste que les annonces de contrôle renforcé se sont multipliées par le passé sans changer fondamentalement la donne.
Le pays mise en parallèle sur ses gros projets industriels, comme le fer à Bipindi-Grand Zambi et Kribi-Lobé, pour diversifier ses revenus miniers. Un nouveau Code minier existe depuis 2023.
![]()
Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


9 hour_ago
24



























.jpg)






French (CA)