NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Dès l’ouverture du film Onslaught (Contre-attaque), soit un montage de différents conflits armés auxquels les États-Unis ont participé, avec un accent mis sur la Seconde Guerre mondiale, le réalisateur Adam Wingard affiche ses intentions. En effet, ledit collage se termine sur un fondu ayant pour effet de fusionner l’aigle impérial nazi et le pygargue à tête blanche américain. Et de fait, on rencontre peu après un des scientifiques du Troisième Reich recrutés par les États-Unis à la suite du conflit. Sans surprise, les supersoldats inventés par ce dernier ont tôt fait de s’échapper dans la nature. Or, ils trouveront sur leur route une ex-tireuse d’élite redoutable : Celeste.
De fait, il s’avère que Celeste (Adria Arjona, qui en impose), une jeune vétérane qui gère un parc de maisons mobiles décaties en s’occupant au mieux de sa fille, pourrait faire passer la Ellen Ripley d’Alien pour une petite nature (enfin, presque).
Après deux superproductions hollywoodiennes consacrées aux frasques de Godzilla, en 2021 et en 2024, il fait bon voir Adam Wingard renouer, chez A24, avec ses premières amours indépendantes (et sanguinolentes). De fait, que voilà une réjouissante et très gore série B, conçue dans l’esprit d’un certain cinéma des années 1970-1980.
Il y a en effet, dans le ton et la manière, beaucoup de John Carpenter, cinéaste méfiant du pouvoir politique s’il en est. Ainsi, tout le troisième acte s’apparente à une variation virtuose de Assault on Precinct 13 (Assaut ; 1976), lui-même inspiré du classique Rio Bravo, d’Howard Hawks. La musique de Matt Pusti devient alors très, très semblable à celle composée par Carpenter. Visuellement, il y a un peu de The Fog (Le brouillard ; 1980) dans l’air également. L’héroïne finit même avec un seul œil, comme Snake Plissken, antihéros du film culte Escape from New York (New York 1997 ; 1981).
Pour mémoire, dans son précédent The Guest (L’invité ; 2014), Wingard professait déjà son amour pour Carpenter à chaque détour formel et sonore. On pensait alors également beaucoup, beaucoup, à Terminator, de James Cameron, succès de 1984. C’est à nouveau le cas ici (avec en plus la présence de Michael Biehn).
Des élites fourbes
Comme Captain America: The Winter Soldier (Capitaine America. Le soldat de l’hiver ; 2014), qui reprenait lui aussi le recrutement de scientifiques nazis par le gouvernement des États-Unis pour tisser une trame de duplicité où l’ennemi vient de l’intérieur, Onslaught dépeint les élites comme fourbes et prêtes à tout pour s’assurer de la docilité de la population.
D’ailleurs, le fait que les supersoldats créés par un savant nazi (Dan Stevens, méconnaissable) pour le compte du gouvernement états-unien s’en prennent aux habitants pauvres (et majoritairement issus de la diversité culturelle) d’un parc de maisons mobiles n’est pas innocent.
Or, comme met en garde Josiah, le vieux voisin de Celeste (Reginald VelJohnson, savoureux) : « Ne cherche jamais querelle à quelqu’un qui n’a rien à perdre. »
À la vitesse de l’éclair
La démonstration est maximaliste, autant dans les explosions d’hémoglobine que dans les choix de mise en scène, mais Wingard maîtrise parfaitement l’exercice, qu’il infuse de juteuses (littéralement parfois) touches d’humour noir et autres détails excentriques (ce jeune homme qui gît dans une mare de sang, sa bouche entrouverte révélant des dents rendues bleues par une boisson glacée).
Certes, l’ensemble demeure mince, mais la petite heure et demie que dure le film file à la vitesse de l’éclair.
On appréciera, enfin, la manière dont Adam Wingard clôt le tout d’une façon qui est à la fois réellement satisfaisante, et cynique également. Là encore, en digne successeur de John Carpenter.


17 hour_ago
4

























.jpg)






French (CA)