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Invitée dans Bangerz, le podcast de la journaliste Déborah Grunwald, l’animatrice revient sur ses différends avec le groupe de télévision, pointant du doigt un important «manque d’humanité».
Passer la publicité Passer la publicitéPrès de six mois après son départ de France Télévisions, Laurence Boccolini rebondit sur W9, pour qui elle animera l’émission «On connaît la chanson» dès le 19 mai prochain. Au micro de Déborah Grunwald, elle raconte la façon dont elle a appris, l’été dernier, sa non-reconduction à la tête des «Enfants de la Télé», remplacée par Faustine Bollaert. «En fait, j’ai appris deux jours après que ce n’était plus moi, sans raison», révèle-t-elle.
Elle déplore la façon dont elle a été traitée, assurant même que les délais légaux n’ont pas été respectés, l’empêchant de trouver des projets ailleurs. «Alors, il faut remettre les choses à plat. Je ne suis pas salariée de France Télévisions, tu ne peux pas les empêcher de te dire : “C’est plus vous”. C’est le jeu. Mais par contre, il y a des lois qui doivent être respectées. C’est-à-dire que cela faisait 6 ans que j’étais là. Donc, ça aurait dû être 3 mois avant. En avril, on aurait dû me dire : “écoute Laurence, ça va être quelqu’un d’autre, pas besoin de te dire qui, tu n’as pas à le savoir”. Parce que ça m’aurait laissé le temps un, de me retourner, deux de dire : “non, je m’en vais, je profite du prochain mercato” ou “oui ok qu’est-ce que vous me proposez ? Je reste !”. Mais quand c’est fait deux jours avant la sortie de la grille, sans raison, que tes audiences étaient formidables et que tu n’as aucun problème, tu ne peux pas te retourner. Ça te met dans une situation de dépendance. C’est très malin ! Ça t’oblige à accepter les faits», explique l’ancienne animatrice de «Money Drop».
Si elle a déjà évoqué son départ de France Télévisions à de nombreuses reprises, elle se lâche cette fois sur le manque d’humanité dont elle, et d’autres, ont été victimes. «Je l’avais déjà un peu tâté le manque d’humanité dans cette maison, mais là ce qui me dérangeait beaucoup c’est qu’ils se gargarisent avec la parité, la sororité, l’égalité, l’humanité. De quoi on parle ? Tu es gentil , on te vire comme un chien et ensuite on te demande d’accepter ce que l’on va te proposer parce que tu n’as pas le choix ? Ça ne marche pas comme ça ! Ce n’est pas la loi du travail. Ça m’a beaucoup choqué ce manque d’humanité, et je dois dire que je ne suis pas la seule. Je ne suis pas un cas isolé. C’est beaucoup de gens dans cette maison qui sont en grande souffrance», estime-t-elle. En effet, Olivier Minne, Samuel Étienne et encore récemment Patrick Sébastien, dans sa chanson à charge contre Delphine Ernotte, ont exprimé leur colère contre le groupe.
Elle s’emporte enfin sur les salaires évoqués pendant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. «Pour qu’il y ait une moyenne de 7000 euros par mois, c’est vous dire que les hauts salaires doivent être très hauts, mais les milliers de gens qui travaillent à France Télévisions, qui sont techniciens, journalistes, ils ne gagnent pas ça. Ils essaient de survivre. Comment peuvent-ils réagir en voyant ces chiffres ? France TV c’est tous ces gens-là, ce n’est pas le club où on se paye entre-soi. Le service public est nécessaire mais pas cette tête-là, ce n’est pas possible», considère-t-elle.


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