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Par Esther Paolini
Publié le 19/08/2026 à 10h38, mis à jour le 19/08/2026 à 11h08
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Les faits seraient vraisemblablement prescrits, précise l’avocate de la plaignante, tout en rappelant que des dérogations existent lorsqu’il existe une «sérialité».
Une liste qui continue de s’allonger. Ce mercredi, Me Myriam Guedj-Benayoun qui représente plusieurs plaignantes, annonce au micro de France Inter le dépôt d’une nouvelle plainte pour tentative de viol visant Patrick Bruel. Selon l’avocate, «on retrouve le même mode opératoire», constate-t-elle.
Invitée de la matinale ce jour, l’avocate toulousaine a annoncé avoir déposé plainte «cet été» auprès du procureur de la République de Nanterre pour «tentative de viol». Au moment des faits, sa cliente était «extrêmement jeune, tout juste majeure». Comme pour de nombreuses autres plaignantes, «on est dans le monde du spectacle, elle est approchée, invitée à une soirée et finalement à cette soirée elle sera seule avec Patrick Bruel et c’est là qu’elle dit être victime d’une tentative de viol», poursuit-elle.
De nouveaux témoignages attendus en septembre
Pour l’heure les faits «sont concernés par la prescription», ajoute Me Guedj-Benayoun. Mais, «il est permis de travailler sur la sérialité et la connexité entre les faits». Un travail est en cours avec «les juges d’instruction pour voir si les modes opératoires dans cette affaire, représentent une sérialité de crime ou de faits délictuels et si on est dans une connexité.» En effet, le droit permet maintenant certaines dérogations lorsqu’il existe un mode opératoire répété, un même auteur, un profil de victimes similaire.
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Au total, le chanteur est visé par «31 plaintes auprès du procureur de Nanterre», souligne l’avocate et d’autres femmes entendent encore se faire connaître de la justice : «au mois de septembre je déposerai plusieurs témoignages qui ne souhaitent pas porter plainte mais souhaite apporter leur témoignage sur les faits qu’elles disent avoir subis, essentiellement des tentatives de viol.»
Cette annonce intervient alors que la justice est vivement critiquée par les plaignantes pour avoir autorisé un allégement du contrôle judiciaire du chanteur. Depuis le 21 juillet, le juge d’instruction, saisi par les avocats de l’artiste d’une demande de «mainlevée partielle du contrôle judiciaire portant sur l’interdiction de quitter le territoire national, y a fait droit», a fait savoir la procureure adjointe de Nanterre Virginie Deneux.
«Il n’y a aucun passe-droit d’aucune sorte»
«Nous sommes étonnées parce que cet allégement a été obtenu assez rapidement après la mise en examen pour des faits criminels, constate Me Guedj-Benayoun. C’est un allégement non pas temporaire comme ça peut se voir dans certains dossiers, mais un arrêt pur et simple de son contrôle judiciaire. C’est extrêmement rare de l’obtenir, quand on a énormément de plaintes à son actif.» Le parquet a toutefois interjeté appel et une audience s’est déroulée vendredi dernier devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles. La décision a été mise en délibéré au 16 septembre.
Mardi soir, les avocats de Patrick Bruel, Mes Céline Lasek, Fanny Colin et Christophe Ingrain, ont publié un communiqué pour dénoncer des «contre-vérités». La mainlevée de l’interdiction de quitter le territoire français est une «procédure ouverte à tout justiciable et n’a aucun caractère exceptionnel ou dérogatoire», insiste la défense du chanteur.
«Le contrôle judiciaire ne constitue jamais une sanction. Dès lors qu’il est acquis que Patrick Bruel ne présente pas de risque de fuite - de fait, il est de retour en France après un bref séjour à l’étranger -, qu’il a répondu à toutes les convocations, qu’il appelle de ses vœux la poursuite des investigations et qu’il se tient pour ce faire à l’entière disposition de la justice, son interdiction de quitter le territoire national a été levée. Il n’y a ici aucun passe-droit d’aucune sorte. Il convient que la justice puisse fonctionner sereinement dans ce dossier comme dans toute autre procédure.»


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