Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On pensait qu’un trois-pièces à moins de 1 000 € partirait en une heure : en Russie, une ancienne ville du goulag n’arrive pas à s’en débarrasser

5 hour_ago 14

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Une ville de 115 000 habitants qui en compte aujourd’hui moins de la moitié. Un appartement de trois pièces, meublé, électroménager compris, cédé pour moins de 1 000 €. Ces deux réalités, aussi vraies l’une que l’autre, dessinent le portrait d’un endroit que la Russie semble avoir oublié quelque part au-delà du cercle polaire. On pourrait croire à une aubaine immobilière hors norme, le genre d’histoire qui donne envie de packer ses valises. Sauf qu’à Vorkouta, l’affaire est nettement plus compliquée qu’elle n’y paraît, et la vraie explication ne se trouve pas dans le prix affiché sur la petite annonce, mais dans ce qui vient après la signature.

À retenir

  • Fondée en 1932 par des prisonniers du goulag, Vorkouta est passée de 115 000 habitants en 1989 à environ 50 000-57 000 aujourd'hui, en grande partie à cause de la fermeture des mines de charbon.
  • Des appartements de trois pièces meublés se vendent entre 1 000 et 1 500 €, mais les charges de chauffage et d'électricité peuvent atteindre plusieurs centaines d'euros par mois.
  • Environ 15 500 appartements restent vacants dans la région, car il est souvent plus rentable pour les propriétaires d'abandonner leur bien que de continuer à payer les charges, un coût annuel de 7,4 millions de dollars supporté par l'État russe.

Une ville née pour extraire du charbon, condamnée à mourir avec lui

Il faut remonter à 1932 pour comprendre les origines de Vorkouta. La ville n’est pas née d’un choix de vie, mais d’une contrainte : elle a été fondée par des prisonniers du goulag, envoyés au fin fond de l’Arctique pour extraire le charbon dont l’URSS avait un besoin vital. Le froid, la boue, l’isolement total, tout ici a été pensé pour l’exploitation minière, jamais pour le confort. Aucune route ne relie encore aujourd’hui Vorkouta au reste du pays : on n’y accède que par le train ou par avion, souvent retardé à cause des tempêtes qui balaient la toundra pendant de longs mois.

Pendant des décennies, cette contrainte s’est transformée en une forme d’eldorado soviétique. Les mines faisaient tourner l’économie locale, les salaires attiraient des travailleurs venus de toute l’URSS, et la ville s’est peu à peu structurée autour de son anneau minier, un ensemble de treize mines et d’une dizaine de localités qui gravitaient autour du centre urbain. Mais un système bâti entièrement sur une ressource unique porte en lui sa propre fragilité. Quand le charbon a cessé d’être rentable, la ville n’avait plus rien pour se raccrocher.

De 115 000 à moins de 60 000 habitants : l’exode qui vide les immeubles

En 1989, Vorkouta comptait 115 000 habitants, un chiffre qui grimpait même à plus de 200 000 en incluant l’ensemble des localités minières environnantes à la toute fin des années 1980. Aujourd’hui, les estimations officielles tournent plutôt autour de 50 000 à 57 000 résidents, et certains élus locaux évoquent une réalité encore plus sévère : entre 25 000 et 35 000 personnes présentes physiquement, le reste n’étant enregistré que sur le papier, sans y vivre réellement.

Cet effondrement démographique ne s’est pas fait en douceur. Il s’est traduit par des vagues de départs massifs, au fil de la fermeture progressive des mines : sur les treize exploitations actives au moment de la chute de l’URSS, il n’en reste plus que quatre aujourd’hui, accompagnées d’une seule fosse à charbon encore en activité. Moins de la moitié des mines fonctionnent encore, et le chômage qui en découle a poussé des familles entières à quitter la région. Des localités entières, comme Yourchor, Promychlenniy ou Sovetskiy, sont désormais des villages fantômes, avec des immeubles aux vitres brisées et des rues où plus personne ne marche.

Un appartement à 900 €, des charges à plus de 300 € par mois

C’est là que le mirage du bon plan immobilier commence à se fissurer. Dans les secteurs les plus touchés par l’exode, notamment à Vorgachor et Severny, des appartements de trois pièces, meublés et équipés d’appareils électroménagers, se négocient entre 100 000 et 150 000 roubles, soit environ 1 000 à 1 500 euros. Un montant qui ferait rêver n’importe quel acheteur français habitué aux prix du marché parisien ou même de province.

Mais posséder un logement à Vorkouta ne s’arrête pas à la case achat. Le chauffage, l’eau et l’électricité représentent des charges considérables dans une région où les températures hivernales plongent régulièrement bien en dessous de zéro pendant de longs mois. Ces factures peuvent grimper à plusieurs centaines d’euros mensuels, un poids financier disproportionné par rapport aux revenus disponibles sur place, où l’emploi se raréfie à mesure que les mines ferment leurs portes.

Quand donner son bien coûte moins cher que le vendre

Voici le cœur du paradoxe de Vorkouta, celui qui explique vraiment pourquoi tant d’appartements restent invendus malgré des prix dérisoires : il devient parfois plus rentable de céder gratuitement son logement que d’attendre un hypothétique acheteur pendant des mois, voire des années. Tant qu’un propriétaire reste inscrit sur le titre de propriété, il continue d’être redevable des charges liées au logement, même s’il a déjà quitté la ville depuis longtemps. Mieux vaut alors abandonner le bien, ou le donner, plutôt que de continuer à payer pour un appartement vide dans lequel personne ne posera jamais les pieds.

Cette logique explique en grande partie pourquoi environ 15 500 appartements restent vacants à Vorkouta et dans les localités minières environnantes, dont un tiers reste malgré tout raccordé au réseau de chauffage central. Un choix qui représente un coût annuel avoisinant les 7,4 millions de dollars, entièrement à la charge de l’État russe. Un détail témoigne de cette gestion presque artisanale : dans certains immeubles encore partiellement habités, on inscrit à la craie, directement sur les murs des cages d’escalier, les étages où maintenir le chauffage, une sorte de signalisation improvisée pour indiquer où vivent encore les derniers habitants.

Vorkouta, symbole d’une Russie qui se vide par le froid et par l’oubli

Sur les quelque cinq mille appartements municipaux recensés comme inoccupés, plus de quatre mille se trouvent dans les localités qui gravitent autour de Vorkouta, ces mêmes villages qui, un à un, basculent dans l’abandon total. À terme, seuls Vorgachor et Severny, les deux localités les plus peuplées du secteur, devraient continuer d’exister, même si une poignée d’habitants s’accroche encore à leur lieu de vie, refusant de partir malgré l’absence de perspectives économiques.

Vorkouta n’est pas un cas isolé : elle incarne à sa manière le destin de nombreuses villes monoindustrielles russes, bâties autour d’une seule ressource et incapables de se réinventer une fois celle-ci épuisée. Ce que ses immeubles fissurés racontent, au fond, c’est l’histoire d’un pays où des pans entiers de territoire se vident lentement, sous l’effet conjugué du froid, de l’éloignement et du désintérêt économique. La question n’est peut-être plus de savoir combien coûte un appartement à Vorkouta, mais combien de temps la ville elle-même pourra encore tenir avant de rejoindre la longue liste des villages fantômes qui l’entourent déjà.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway