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VIDÉO - Chloé, une habitante de la rue Beaurepaire dans le 10e arrondissement de Paris, près de la place de la République, raconte la tentative d’intrusion de pillards dans son immeuble en marge des violences du 17 octobre.
Passer la publicité Passer la publicité«J’étais chez moi, j’entendais des bruits très forts dans le hall. J’étais avec ma voisine de 80 ans, on s’est dit “ils sont en train d’arriver, ils vont nous tuer”», raconte Chloé au micro de BFMTV ce lundi 19 octobre. Deux jours et deux nuits que Paris, comme plusieurs villes en France, est la cible de pillards. La rue Beaurepaire, adjacente à la place de la République, a particulièrement été touchée.
Les faits glaçants rapportés par cette riveraine du 10e arrondissement de Paris se sont déroulés samedi 17 octobre, jour de mobilisation nationale contre la vie chère, aux alentours de 15 heures 50. «Des dizaines de casseurs ont pénétré à l’intérieur de cet immeuble d’habitation», explique le grand reporter de BFMTV Igor Sahiri qui l’interroge en direct.
Ils sont allés mettre le feu dans l’immeuble d’à côté
Le témoignage de Chloé sur BFMTVChloé répond à ses questions tout en continuant de balayer les restes de débris de verre. À l’intérieur du hall de son immeuble, les pillards ont arraché l’interphone. «Certainement en espérant pouvoir ouvrir. C’était clairement dans le but, je pense, soit de mettre le feu, soit de pilier nos appartements», estime la Parisienne qui ne cesse de répéter : «On était terrorisé, on pensait qu’on allait mourir. Je ne souhaite à personne de vivre ça. C’est horrible, on a peur d’être chez nous.»
«Et au bout de 2 ou 3 minutes, ça s’est arrêté. On n’entendait plus de bruit. On a compris qu’ils étaient partis et ils sont allés mettre le feu dans l’immeuble d’à côté», poursuit-elle face aux caméras de la chaîne d’informations.
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Le premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé plus tôt dans la journée avoir demandé aux préfets de «déclencher un certain nombre de couvre-feux» lundi soir qui seront «partiels» et «localisés». «Cela veut dire qu’il faut en arriver à les enfermer pour qu’ils ne viennent pas nous agresser chez nous ? Et nous aussi on reste enfermés ? Mais pas du tout ! On envoie l’armée et ils tirent. Ce sont des animaux ces gens-là. Donc eux, ils restent enfermés, mais nous, non», s’insurge Chloé. «Je ne sais pas si c’est nécessaire d’en arriver à ces extrémités-là, mais je comprends votre inquiétude», commente le journaliste à la fin de son reportage.


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