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Alors que les candidats se battent pour la mairie de Marseille pendant cet entre-deux tours des municipales, les habitants sont en colère. Sur Le Figaro TV, Marie-Christine et Alain Chapiello déplorent l’insécurité engendrée par le narcotrafic dans la cité phocéenne.
Passer la publicité Passer la publicité«On ne peut même plus boire un pastis sur le cours Belsunce», s’agace Marie-Christine au micro de Points de Vue sur Le Figaro TV. Âgée de 75 ans, cette habitante de Marseille, déplore la présence continue dans le quartier de toxicomanes : «On a peur le soir donc soit je rentre accompagnée, soit je rentre avant la nuit. Je n’ai pas du tout envie de me faire agresser».
Lire le dossier «La belle affaire» : à Marseille, le fiasco de l’opération «Trident» contre le narcotrafic
Et selon Alain Chapiello, riverain du quartier de la Bourse à Marseille, «l’ensemble du quartier, du centre-ville, depuis la gare jusqu’au Vieux-Port, est vraiment envahi par les trafiquants et les consommateurs». Mais «si on veut des substances, on peut trouver dans n’importe quel quartier», précise Marie-Christine.
«On paye très cher, en tant qu’habitants avec des impôts, des gens pour venir ramasser les seringues jetées par les toxicomanes, mais il n’y a pas de politique sanitaire, ni de mesures nationales ou locales pour une lutte intelligente contre le trafic. Résultat, on subit l’insécurité», déplore Alain Chapiello.
Alors que les autorités marseillaises ont effectué un énorme coup de filet contre la DZ Mafia - sur 40 personnes interpellées la semaine dernière, 26 ont été mises en examen ce samedi - les riverains sont toujours inquiets : «On a l’impression que la DZ Mafia ou d’autres organisations mafieuses prennent le pouvoir sur le politique».


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