Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On ne combat pas l'antisémitisme avec des lois, mais par l'éducation

1 month_ago 24

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Pour tout dire, j'ignore s'il est nécessaire de voter une nouvelle loi pour lutter contre l'antisémitisme. Si j'entrevois son utilité, je doute de son efficacité. L'antisémitisme ne se combat pas dans un prétoire, mais dans la vie de tous les jours, à l'école, à l'université, au sein de tous les lieux de savoir et de transmission. La loi telle que présentée par la députée Caroline Yadan (apparentée Renaissance) ne changera pas les mentalités. Je crains même que par un effet retors, elle ne les encourage encore à se multiplier.

Ceci étant posé, je pense que la loi vise juste quand il s'agit de dénoncer la banalisation de la Shoah et son utilisation pour qualifier ou plutôt disqualifier les agissements du gouvernement israélien. Oui, toute comparaison entre la politique menée par Benyamin Netanyahou et celle pratiquée par les sbires du Troisième Reich est non seulement une aberration historique, c'est aussi et surtout une ignominie, la quintessence même d'un antisémitisme en roue libre.

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate ! Abonnez-vous gratuitement à la newsletter de Slate !Les articles sont sélectionnés pour vous, en fonction de vos centres d’intérêt, tous les jours dans votre boîte mail.

Pour celles et ceux qui professent de telles abominations, aucune loi ne sera à la hauteur de leur abjection. Tout comme le crime nazi demeure dans son essence et par son ampleur, imprescriptible, la comparaison opérée par certains entre l'État hébreu et le régime nazi s'inscrit dans un schéma de pensée qui, par son outrance et sa perfidie, mériterait à ses auteurs une condamnation impossible à requérir dans un tribunal de la République; symboliquement, une perpétuité éternelle, pas moins.

Je ne connais pas de pires saletés que celle-là. La langue française est assez riche pour éviter de tels rapprochements qui ne sont dits que pour blesser, salir, faire du juif l'égal même du nazi. On est au-delà de la déréliction, dans un système accusatoire où on cherche par tous les moyens possibles à faire du juif contemporain le miroir même de son bourreau d'hier. Comme si, de la honte d'avoir laissé la «Solution finale» se perpétrer, pour expier le pus de sa culpabilité qui court depuis 1945 dans les consciences occidentales, afin d'en attendrir la portée, il fallait à tout prix renverser le paradigme initial.

On ne s'amuse pas avec la mémoire de six millions de déportés, on ne joue pas aux comparaisons idiotes, sinon dans la volonté délibérée de diaboliser un peuple afin de l'annihiler à nouveau.

S'il est entendu que la souffrance endurée par le peuple palestinien est bien réelle et mérite toute notre compassion, si une vie vaut bien une vie, la mort telle qu'elle fut donnée par le régime nazi n'a pas d'équivalent dans l'histoire. Ce fut une mort industrielle, diffusée à une si grande échelle, élaborée d'une manière si barbare, si monstrueuse, si impossible à circonscrire ou même à comprendre, qu'elle a endeuillé à jamais l'humanité tout entière.

Ce n'est pas seulement une partie du peuple juif qui est morte à Auschwitz, c'est l'Occident tout entier, les Lumières, le progrès, la culture, l'être humain, tout simplement, l'humanité. Aussi, la mémoire de la Shoah doit être préservée tout autant par respect pour ses victimes et leurs descendants que comme témoignage de la barbarie humaine quand elle s'entend à dominer le monde. Banaliser la Shoah ou utiliser son souvenir à mauvais escient, c'est prendre le risque de la laisser se perpétrer une seconde fois, de redonner une virginité à l'humanité à laquelle elle ne peut et ne doit prétendre.

Quiconque s'affranchit de cette prudence commet une faute morale majeure. On ne s'amuse pas avec la mémoire de six millions de déportés, on ne joue pas aux comparaisons idiotes, sinon dans la volonté délibérée de diaboliser un peuple afin de l'annihiler à nouveau. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, si les Israéliens sont les nazis des temps modernes, il devient alors souhaitable de s'en débarrasser à tout prix. Voilà ce qui se cache derrière le recours à ce vocabulaire réservé d'ordinaire à l'Allemagne hitlérienne, faire des juifs les dignes successeurs des nazis et, par là, procéder à leur extermination. L'intention est claire, limpide. Seuls les ignorants et les idiots feignent de ne pas s'en apercevoir.

On peut critiquer la politique d'Israël, on peut la détester de toute son âme, on peut nourrir une aversion totale à son encontre, on peut même la haïr. Mais jamais, sous aucun prétexte, elle ne peut être associée à la barbarie nazie. Il n'y a pas de chambres à gaz dans la bande de Gaza. Il n'y a pas de fours crématoires. Il n'y a pas de volonté délibérée, orchestrée, pensée, mise en œuvre qui concernerait l'extermination de la population palestinienne.

S'en prendre maladivement à l'État d'Israël, parfois à son existence même, relève d'une passion, d'une maladie antisémite. Ceux qui s'en dédiront ressemblent à ces joueurs compulsifs à qui on interdit la fréquentation de casinos et s'en trouvent tout offusqués. À force de courir après le jackpot, ils en ont perdu tout sens des réalités. La critique de l'État hébreu doit s'arrêter là où commence la volonté de jeter ses habitants à la mer.

Combat-on pareille ignominie par le recours à la loi? Hélas, non. Seule l'éducation peut y parvenir. C'est au collège, au lycée, d'une manière répétée, tenace, farouche, qu'il faut expliquer jusqu'à l'écoeurement ce que fut et ce que ne fut pas la Shoah. Comme il faudrait de la même manière, année après année, enseigner en profondeur l'histoire des religions. Comprendre leurs préceptes, leurs particularismes, leurs ressemblances, l'articulation qui les lie. Il n'existe pas de meilleur moyen pour lutter contre les fantasmes et les préjugés.

Mais ne soyons pas trop naïfs. L'antisémitisme ne disparaîtra jamais. Il pourra refluer, s'absenter, mais jamais s'effacer tout à fait. Restera toujours ce procès fait à un peuple qui inventa le monothéisme et, à ce titre, mérite d'être vilipendé. On pardonne rarement à son père d'avoir reçu de lui une éducation trop rigide. Probablement s'est-il amassé dans les siècles passés trop de rancœurs, trop de malentendus, trop d'accusations infondées, trop de récriminations injustifiées pour assister un jour à sa disparition totale.
Il survivra à tout.
Le peuple juif, aussi. Du moins, espérons-le!

Pour suivre l'actualité de ce blog, c'est par ici: Facebook-Un juif en cavale

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway