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L’auteur et membre du jury Goncourt était l’un des invités de Léa Salamé ce samedi 26 septembre dans «Quelle époque !» sur France 2. L’occasion de revenir sur l’affaire qui a fait trembler le monde littéraire cette semaine.
«Quelle époque !» était de retour ce samedi 26 septembre dès 23 h 30 sur France 2 pour une édition spéciale présentée par Léa Salamé en direct et consacrée à la venue du pape en France. l’occasion donc pour les invités du talk-show de commenter les différents événements auxquels Léon XIV a participé mais également certaines parties de ses discours. Notamment lorsqu’il confiait à l’Élysée se méfier de la technologie qui prendrait le pas sur l’Homme.
Comment ne pas faire le lien avec l’affaire Thélyson Orélien qui a ébranlé tout le monde littéraire cette semaine. Le livre de cet auteur, C’était ça ou mourir, avait été sélectionné pour divers prix et notamment le Goncourt. Mais accusé d’avoir écrit l’ouvrage presque intégralement à l’aide de l’intelligence artificielle puis de plagiat pour d’autres textes, l’œuvre a finalement été supprimée de la sélection pour le prix Goncourt.
Un choix qu’Eric-Emmanuel Schmitt, auteur et membre du jury du concours littéraire, a souhaité justifier ce samedi face à Léa Salamé. «C’est difficile d’être chrétien et c’est difficile aussi d’être juré Goncourt. On a décidé dans la nuit de mercredi, on s’est parlé toute la nuit, de retirer le texte de la liste. On n’était pas tous d’accord. Ce sont effectivement les plagiats avérés qui nous ont fait perdre confiance dans cette position», a-t-il d’abord expliqué.
L’occasion pour l’auteur d’en révéler davantage sur les raisons de cette décision : «Nous avons une responsabilité, c’est que jeudi, les 15 textes que nous avons sélectionnés dans la liste du Goncourt allaient partir chez les lycéens pour le Goncourt des lycéens. Il y avait beaucoup de chances que ce livre soit le choix des lycéens. On ne voulait pas que les lycéens puissent choisir ce texte et qu’après enquête, on découvre que véritablement, il y a une fabrication douteuse. On n’a pas voulu prendre ce risque, mais c’est vraiment la mort dans l’âme».


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