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Arrêté à Tanger, dimanche 12 juillet, le Franco-Marocain de 66 ans a été libéré après sa garde à vue mercredi. Il est présumé impliqué dans « la publication de contenus numériques diffamatoires et injurieux ».

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Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet devant les locaux des Nations unies à Genève (Suisse), le 29 juin 2015. Le journaliste franco-marocain Ali Lmrabet devant les locaux des Nations unies à Genève (Suisse), le 29 juin 2015.

Remis en liberté par le parquet, mercredi 15 juillet, le journaliste Ali Lmrabet, interrogé par Le Monde, assure être « prêt à [s]e défendre », alors que des avis de recherche émis par la justice – une trentaine au total, selon lui – ont conduit à son interpellation à l’aéroport de Tanger, dimanche, puis à son placement en garde à vue dans les locaux de la brigade nationale de la police judiciaire de Casablanca.

Selon le procureur près le tribunal correctionnel de la métropole, le Franco-Marocain de 66 ans est présumé impliqué dans « la publication de contenus numériques diffamatoires et injurieux à l’encontre de personnes et d’institutions, et outrageux à l’égard d’instances régies par la loi ». « On cherche à m’intimider », répond Ali Lmrabet.

Le journaliste confirme que les noms cités par les enquêteurs, lors de son interrogatoire, comprennent ceux de plusieurs hauts responsables marocains. « On me reproche d’avoir diffamé le chef de la police marocaine, Abdellatif Hammouchi, et le principal conseiller du roi, Fouad Ali El-Himma », souligne-t-il. La liste comprend également le ministre du budget, Fouzi Lekjaa, également patron de la Fédération royale marocaine de football.

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