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Au 1, allée des Commerces à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), des habitants dénoncent un ascenseur en panne depuis trois mois, des nuisibles et un dialogue impossible avec le bailleur.
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Par Raphaël Delaveaux Publié le 1 juil. 2026 à 6h00
Depuis trois mois, l’ascenseur du 1, allée des Commerces à Villiers-le-Bel (Val-d’Oise) ne descend plus jusqu’au rez-de-chaussée.
Pour les habitants de cet immeuble d’une cinquantaine de logements, cette panne n’est pas un simple désagrément, c’est une mise à l’isolement.
Tous réclament des mesures rapides de la part de leur bailleur.
Sentiment d’abandon
Ahamada, qui réside au huitième étage, ne quitte son appartement que pour ses séances de kinésithérapie.
Au cinquième et au sixième étages, des locataires en fauteuil roulant ne peuvent quasiment plus sortir de chez eux.
On est livrés à nous-mêmes. On nous prend pour des animaux.
Et l’appareil défaillant n’est pas le seul sujet de colère.
Des rats ont été aperçus sur les balcons et dans les appartements, jusqu’au troisième étage.
Les habitants pointent un entretien insuffisant des parties communes comme principale cause de cette prolifération.
Le 20 mars dernier, une fuite de gaz a contraint à l’évacuation du bâtiment.
Selon les dires de ces occupants, le coût de l’intervention a été répercuté dans leurs charges.
Certains réclament toujours les régularisations de 2023 et 2024 et demandent une réduction de leurs mensualités au motif qu’ils financent un ascenseur hors service.
L’aménagement d’un local dédié aux poussettes et aux vélos, devenus impossibles à monter dans les étages, figure également parmi leurs revendications.
Le sentiment qui revient dans tous les témoignages est celui de l’abandon.
Trop d’interlocuteurs, des renvois successifs d’un service à l’autre, jamais de solution concrète.
Le mouvement est soutenu par Cecilia Toungsi-Simo, conseillère départementale socialiste, dont la nourrice réside dans l’immeuble.
La version du bailleur
Contacté, Cdc Habitat apporte sa lecture des faits.
Le dysfonctionnement au rez-de-chaussée remonte au 18 mars, à la suite d’une intervention des sapeurs-pompiers pour secourir une personne bloquée à l’intérieur.
La porte ayant dû être forcée, le chariot a été endommagé.
L’organisme précise que l’appareil continue de desservir l’ensemble des étages et que la réparation attend la livraison de pièces, retardée par des difficultés d’approvisionnement.
Un service de portage aurait été mis en place, « adapté au faible nombre de demandes recensées », indique-t-il.
Sur la question des nuisibles, l’intervention d’un prestataire spécialisé est annoncée « pour les prochaines semaines », tandis qu’une dératisation aurait déjà été menée il y a moins d’un an.
Le bailleur impute, en partie, la situation à certains comportements, comme le nourrissage de chats ou de pigeons, malgré « des actions de sensibilisation menées auprès des résidents ».
Un point de vue que ces derniers ne partagent pas.
Entre la panne qui s’éternise, les charges contestées et les nuisibles, ils jugent les réponses de Cdc Habitat inadaptées à ce qu’ils vivent au quotidien.
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