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REPORTAGE – Au lendemain de leur arrivée dans le Massachusetts, les Tricolores ont effectué leur premier entraînement au Campus de Bentley ce jeudi.
Les Bleus, première ! Sous un soleil agressif et par une température caniculaire, les Bleus ont effectué leur premier entraînement ce jeudi, sur la pelouse du campus de Bentley, situé à une petite vingtaine de kilomètres de leur hôtel à vol d’oiseau. Séance que les journalistes ont pu suivre, au moins pendant le premier quart d’heure. Le temps pour les hommes de Didier Deschamps de s’échauffer et de tripoter le ballon, faire quelques sprints. Le tout sous trois drapeaux, celui des États-Unis, de la France et de la Fédération française de football (FFF). Campus situé dans un quartier chic, terrain bordé d’épais arbres et avec des bâches pour se prémunir des regards indiscrets. Lesquelles bâches n’étaient pas présentes en mars dernier.
Arrivés mercredi aux États-Unis, les Bleus ont pris leurs quartiers au Four Seasons de Boston, en plein cœur de la ville, dans l’après-midi, avant de passer une partie de la soirée en position de spectateurs, devant l’incroyable match 4 des Finales NBA. Et ce après un accueil de rock star, avec quelques dizaines de supporters devant le luxueux établissement. «On est l’équipe de France, avec des joueurs qui évoluent dans les meilleurs clubs du monde, donc c’est plutôt logique, note Brice Samba, 32 ans et habitué des Bleus depuis mars 2023. On l’avait déjà vu au mois de mars. Il y a beaucoup de Français sur Boston. C’est bien pour l’équipe et ça prouve qu’on est une grande nation», explique encore le portier du Stade Rennais, lors d’une zone mixte organisée au bord du terrain d’entraînement. Premier rendez-vous médias.
La (bonne) surprise de Lacroix
Moins coutumier des Bleus, Maxence Lacroix, lui, s’est déclaré «assez surpris et content de voir beaucoup de gens qui nous supportent jusqu’ici. On est contents d’être supportés», savoure le défenseur de Crystal Palace, tout à la joie de disputer sa première compétition avec les A. «Je suis conscient de ce qui se passe, très content. Maintenant, je suis ici pour faire le nécessaire et aider à mon échelon», explique-t-il encore, confiant au passage son «excitation» et sa «fierté». «À Clairefontaine, tout le monde voulait arriver aux États-Unis», poursuit le lauréat de la Ligue Europa Conférence avec Palace.
C’est chose faite. Maintenant, place à l’adaptation. À tout : chaleur et conditions climatiques, décalage horaire… Au sujet de ce dernier point, Samba raconte qu’il «y a quelques billes (distillées par le staff) mais c’est surtout perso, chacun est différent. Je suis un gros dormeur. En mars, c’était réglé en un ou deux jours», sourit l’intéressé. Pour ce qui est de la chaleur, il vaut mieux se mettre dans le bain tout de suite. Les Bleus disputeront en effet leur premier match à 15 heures, heure locale, contre le Sénégal, à New York, le 16 juin. «Tout se passe très bien. On est prêts à commencer cette belle compétition. Il fait chaud, et en plus je me suis trompé, j’ai pris une tenue d’hiver», s’amuse Lacroix, qui ne refera certainement pas cette erreur de tenue à l’avenir. Pour ce qui est de l’horaire de la séance, «c’est nécessaire, car le corps a besoin de comprendre ce qui se passe, le décalage, les changements… C’est bien de s’entraîner avec une vue sur ce qui nous attend».
L’adaptation, c’est le maître mot pour l’équipe de France, qui a pénétré sur la pelouse naturelle du terrain de Bentley à 15h38 locale (21h38 en France). Lucas Digne, Désiré Doué et Théo Hernandez pour ouvrir le bal et mener un groupe au grand complet, pas de souci de ce côté. Les trois gardiens à part, sur le terrain de baseball situé juste derrière le pré sur lequel les joueurs de Didier Deschamps ont travaillé. Une séance qui a été ouverte pendant le premier quart d’heure aux journalistes et lors de laquelle les joueurs ont tiré la langue, c’est bien normal. Vendredi, c’est tout l’entraînement qui se déroulera devant les caméras, mais aussi les yeux des supporters.
Beaucoup d’excitation, beaucoup d’envie et avec le désir de faire des grandes choses
Brice Samba«Premières impressions ? Positif, on a eu du monde pour nous accueillir (mercredi) , on prend nos marques dans cet hôtel, même si on le connaissait depuis mars, raconte Brice Samba. La chaleur ? On s’est déjà un peu adapté en mars. Après ça arrive de jouer aussi tôt en championnat. On s’adaptera, comme toutes les équipes. C’est un facteur. Ce ne sera pas facile, il faudra bien s’hydrater. On a fait une réunion par rapport à cela juste avant. On sait que les premiers entraînements ne seront pas simples. Mais on est des professionnels, on est les rois de l’adaptation bien souvent (sourire). On fera au mieux pour être prêts», explique-t-il, évoquant «beaucoup d’excitation, beaucoup d’envie et avec le désir de faire des grandes choses». Le tout sans la moindre inquiétude après deux matchs de préparation marqués par une certaine fébrilité (3 buts encaissés). «Ça reste des matchs amicaux», note-t-il.
Les étudiants en vacances, les Bleus au turbin
Dont acte. En attendant, les Bleus entament réellement leur compétition, ils prennent leur marquent dans leur nouvel environnement. Toujours des moments particuliers, une première prise de contact, eux qui mettront 25 minutes pour effectuer le trajet quotidien de leur hôtel jusqu’au centre d’entraînement et ce campus de Bentley déserté de ses étudiants depuis une quinzaine de jours. Les étudiants en vacances. Les Bleus au turbin. Ce n’est que le début d’une aventure qui pourrait s’étendre jusqu’au 19 juillet, jour de la finale du Mondial en Amérique au MetLife Stadium (New Jersey).


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