Stéphane Rotenberg dévoile les coulisses de ses deux grandes émissions sur M6. À l’occasion de "Culture Médias" sur Europe 1, il revient sur le tournage exceptionnel de la nouvelle saison de "Pékin Express" en Asie, perturbée par des tensions locales, et sur les nouveautés de cette saison.
Adrénaline assurée au rendez-vous. Invité de Culture Médias sur Europe 1, Stéphane Rotenberg est revenu sur l’actualité de ses deux émissions phares, Top Chef et Pékin Express, dont les nouvelles saisons sont respectivement diffusées tous les mercredis et jeudis à 21h10 sur M6.
Cette nouvelle saison de "Pékin Express : Au Royaume des Dragons", entraîne les candidats à travers trois pays d’Asie : le Népal, la Chine et la Thaïlande. Un parcours que Stéphane Rotenberg qualifie d’"exceptionnel" par la diversité des paysages et des cultures traversées.
Au Népal, où l’émission n’était pas retournée depuis près de 20 ans, le tournage s’est déroulé dans les contreforts de l’Himalaya. La production a ensuite découvert la province du Yunnan, en Chine, une région encore inédite pour Pékin Express. "C’est une région étonnante, ultra moderne. En quelques années, la Chine a évolué de façon spectaculaire", a-t-il expliqué, évoquant notamment l’omniprésence des nouvelles technologies.
La finale se déroule pour la première fois à Bangkok, en Thaïlande, une ville décrite comme "frénétique et fascinante ", et jamais encore choisie comme cadre final de la compétition.
Un tournage destabilisé par l’actualité internationale
Au-delà de l’aspect spectaculaire, le tournage a été marqué par un contexte politique tendu. Stéphane Rotenberg a révélé que l’équipe a dû faire face à des mouvements de contestation liés à une révolte d’une partie de la population, notamment de la génération Z, en septembre 2025. "Vous le verrez dans les épisodes 4 et 5. On a eu de vrais problèmes. 'Pékin Express', c’est aussi être confronté au fracas du monde", a-t-il confié.
L’animateur rappelle que l’émission a déjà été impactée par des événements majeurs par le passé, comme le Printemps arabe, des tensions en Inde ou encore la pandémie de Covid-19, qui avait contraint la production à interrompre un tournage en Éthiopie. La sécurité des équipes et des candidats reste, selon lui, une priorité absolue, avec la présence de responsables sécurité expérimentés sur l’ensemble du parcours.
Parmi les évolutions notables de cette saison, la production a fait le choix d’un retour aux fondamentaux, celui d'une déconnexion totale pour les candidats. Aucun téléphone, aucun GPS, aucune traduction numérique ne sont autorisés. Même les habitants rencontrés n’ont plus le droit d’utiliser d’outils numériques pour leur venir en aide.
"Quand 'Pékin Express' a été créé il y a 22 ans, les smartphones n’existaient pas. Les premiers candidats ont parfaitement réussi sans ces outils", a rappelé Stéphane Rotenberg. Cette décision, portée notamment par le producteur Thierry Guillaume et la société Ludopop, vise à renforcer la difficulté de la course et à redonner toute sa place à l’orientation, à l’échange humain et à l’imprévu.


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