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Plusieurs milliers de sapeurs-pompiers professionnels ont annoncé une grève nationale en France, après les mégafeux, pour dénoncer les conditions de travail.
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Par Tessa Biscarrat Publié le 1 sept. 2026 à 21h25
Le 8 septembre 2026, plusieurs milliers de pompiers professionnels seront en grève pendant plus d’un mois et demi. Après les mégafeux de cet été entre la Gironde, l’Aude, les Landes ou encore le Var, les sapeurs-pompiers ont de nombreuses revendications qui les mènent à la grève.
Comme à Bordeaux, où actu Bordeaux rapportait qu' »il a manqué de tout sur les feux en Gironde », selon Xavier Boy, le porte-parole de l’intersyndicale des sapeurs-pompiers. Christophe Vacher, le président du syndicat autonome des sapeurs-pompiers professionnels du Vaucluse, confirme auprès d’actu.fr : « On est à l’agonie des moyens humains et des moyens matériels. »
Des « choix financiers »
Tenir les véhicules plus d’années que prévu, ne pas renouveler le matériel, limiter l’embauche de pompiers professionnels… Ce sont des « choix financiers » que font les SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) en France.
Ils sont rejoints sur les revendications par les sapeurs-pompiers volontaires qui, eux, ne peuvent pas faire grève. Bruno Ménard, sollicité par actu.fr, secrétaire général du syndicat des Sapeurs-Pompiers Volontaires de France – SSPVF, se rallie à cette cause : « Nous manquons d’effectifs, il y a des recrues chaque année mais il y a surtout beaucoup de départs. »
Une santé mise à l’épreuve
« Il y a d’autres problèmes qui posent question, comme notre santé et notre sécurité », dit Bruno Ménard avant d’ajouter que « nous allons porter plainte contre les représentants des SDIS de France pour ceux qui n’ont pas utilisé les bonnes cagoules filtrantes durant les feux ».
Ces cagoules sont l’objet de revendication de cette grève. Christophe Vacher affirme :
On a des cagoules qui ne protègent rien, pas mieux qu'un mouchoir parce que celles qui sont agréées par le ministère coûtent quatre fois plus cher.
Les sapeurs-pompiers professionnels souhaitent en partie « faire reconnaître plus de cancers comme maladies professionnelles ».
Mais aussi passer « dans la catégorie insalubre des métiers » désignée par l’arrêté interministériel du 12 novembre 1969, alors qu’ils sont actuellement en catégorie « active présentant des risques » et donc « pouvoir prendre la retraite dix ans plus tôt ».
« Les civils ne verront pas la différence »
Même s’ils seront en grève d’ici quelques jours, « avec beaucoup d’attentes mais peu d’espoir de la part du gouvernement », les sapeurs-pompiers, en raison de leur statut de service public, sont maintenus en service. « Mais au lieu d’être quinze, on sera peut-être seulement treize dans les casernes et surtout, il y aura des brassards, des affiches qui indiqueront notre mobilisation », conclut Christophe Vacher.
Bruno Ménard rappelle de son côté « que le SSPVF n’appellera pas les sapeurs-pompiers volontaires à déposer leurs bips », ce petit boîtier électronique individuel porté à la ceinture des pompiers professionnels ou volontaires pour être alertés en cas d’intervention. « La population ne sera jamais notre moyen de pression. »
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