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VIDÉO - Invité dans le «Buzz TV» pour la promotion de son livre L’Hôtel au bord de mer, l’ancien commentateur sportif évoque sa périlleuse reconversion dans l’hôtellerie.
David Cozette est de ceux qui portent bien leur nom. Il en aura fait de la causette pendant plus de 30 ans pendant lesquels il a commenté le basket à la télévision sur Eurosport, L’Equipe , Canal+ et RMC. Aujourd’hui, il sort son livre, L’Hôtel au bord de mer, publié chez City Edition. Un ouvrage dans lequel il raconte sa nouvelle vie d’entrepreneur dans l’hôtellerie. Tout commence en 2016 lorsqu’il quitte RMC Sport et que sa femme se fait virer de son poste à la communication chez TF1. Tous deux décident de se lancer dans une aventure inédite : reprendre un hôtel. «Si elle était restée à TF1, jamais on n’aurait connu cette expérience. C’est vraiment parce que tous les deux, on avait cette incertitude professionnelle qu’on s’est dit : “Allez, ça vaut le coup d’y aller”», a-t-il expliqué sur le plateau du «Buzz TV».
Ils posent alors leurs valises dans le sud de la France, et reprennent l’hôtel Bor, à Hyères, entre Saint-Tropez et Toulon. «Cette idée vient d’un ami qui est un ancien joueur de basket, Éric Serra, et qui, après sa carrière, s’est reconverti hôtelier au Lavandou. Tous les étés, on passait nos vacances là-bas avec des amis basketteurs ou anciens basketteurs. On avait notre petit groupe. Nos enfants ont grandi là-bas tous les étés et on voyait leur joie, leur peine. Et moi, ça me faisait rêver. Je me disais : “Recevoir ses copains dans un endroit de rêve et en même temps bosser”. J’ai missionné des amis qui habitent dans le coin en disant : “S’il y a une affaire de bouche-à-oreille comme ça qui se revend, dites-le moi”. Et c’est comme ça que j’ai appris que l’Hôtel Bor éventuellement pouvait être vendu», a-t-il détaillé.
Toutefois le rêve a un coût et l’acquisition de l’hôtel est loin d’être facile. «On a vendu notre maison, on a tout mis sur la table et il nous manquait quand même quelques millions. La négociation avec les vendeurs, ça a pris beaucoup de temps, donc c’est beaucoup de stress. Donc c’est un peu des montagnes russes émotionnelles. Et puis, vous cherchez un financement et vous voyez qu’il n’y a pas une seule banque qui vous suit parce que vous êtes journaliste sportif et que vous voulez être hôtelier restaurateur. Donc, vous êtes un peu un éliminé», a-t-il regretté . Après des mois de négociations et plusieurs péripéties, une banque accepte enfin leur dossier et le projet peut commencer.
J’ai passé une semaine dans le noir chez moi
David CozetteOuverture prévue pour le 4 mars 2020. Malheureusement, quelques jours plus tard, la pandémie de Covid met un nouveau coup d’arrêt au rêve de David Cozette. «C’est de l’incrédulité. Ce n’est même pas de l’effondrement. Et je me retrouve à appeler mes salariés en disant : “Je vais vous mettre en chômage partiel”. J’utilisais des termes dont je ne savais même pas quelle était la pertinence». Deux mois plus tard, l’hôtel ouvre enfin. Néanmoins l’arrivée brutale de la haute saison et la forte affluence qui va avec, vont mettre le tout nouveau chef d’entreprise dans le rouge. «J’étais physiquement à bout, parce que chaque matin, je me levais à 5h30 pour aller acheter le pain et les viennoiseries pour le petit déjeuner. Je faisais toute la journée jusqu’à faire ma caisse le soir vers minuit et je rentrais, je dormais 4 ou 5 heures, 7 jours sur 7. Et du matin au soir, je n’étais qu’en stress permanent, justement par rapport au recrutement, parce qu’il nous manquait du monde, parce que je n’arrivais pas à prendre de hauteur. Cette tension nerveuse a fini par complètement exploser. Et un matin, je n’arrivais pas à me lever de mon lit et j’ai passé une semaine dans le noir chez moi», a-t-il révélé.
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À force de persévérance, il réussit tout de même à s’épanouir dans cette nouvelle activité. «La deuxième année, encore un peu salée. Et après, la troisième année, la quatrième année, il y a toujours deux, trois merdes qui traînent, pardon pour le terme, mais on arrive à trouver un épanouissement. Parce qu’au fur et à mesure, on arrive à s’appuyer. C’est vraiment une expérience de management au sens fort que j’ai vécue. On arrive à construire son équipe, à miser sur des gens, à les faire grandir. Et ce sont des gens qui vont vous le rendre. Il y a une forme d’estime mutuelle professionnelle qui fait qu’on grandit tous ensemble», a-t-il raconté.
L’affaire marche tellement bien qu’en quatre ans, le couple augmente son chiffre d’affaires de 65%. Si bien que lorsqu’il reçoit une nouvelle offre pour partir commenter du basket, il n’hésite pas et décide de vendre, empochant alors un énorme chèque. Mais l’aventure, qui devait durer sept ans, est avortée après seulement huit mois. Le journaliste se retrouve alors bredouille et commence une longue traversée du désert. «Si je vais voir les médias, on me dit : “Non, David, toi, tu es sorti, maintenant, tu es un hôtelier-restaurateur. Ok, donc je ne peux plus faire... ? Non”. Et alors, je veux faire hôtelier. “Non, toi, tu es un journaliste sportif”. On est entre les deux et à chaque fois, il y a une bonne raison pour laquelle on ne va pas vous embaucher. Donc effectivement, ça a été des moments compliqués. Alors que je trouvais, moi, que mon parcours était une vraie richesse en termes de management», a assuré celui qui est désormais à la tête du restaurant L’île qui se trouve à Issy-les-Moulineaux.


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