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Privée de cour depuis septembre 2025, l’école Montessori de Maisons-Laffitte (Yvelines) peut la réutiliser après une médiation réussie entre les différentes parties prenantes.
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Par Maxime Pimont Publié le 15 janv. 2026 à 20h16
C’est une affaire qui avait fait grand bruit à Maisons-Laffitte (Yvelines) et qui avait même dépassé le simple cadre du territoire communal. Alors qu’elle en était interdite d’utilisation depuis septembre 2025, l’école Montessori internationale Les Rayons de soleil, peut de nouveau jouir pleinement de sa cour de récréation, comme l’a annoncé la direction à 78actu.
L’école est en proximité immédiate avec des logements
« Toute la difficulté de cette affaire résidait dans la situation très particulière de ce terrain en raison de sa proximité immédiate avec les logements de la copropriété et de la réglementation applicable au Parc de Maisons-Laffitte. Cette situation inédite n’avait, jusqu’à présent, connu aucun équivalent en France. C’est ainsi qu’à une situation singulière a pu être apportée une solution tout aussi singulière, mieux adaptée aux circonstances », indique la direction de l’école yvelinoise.
« Dans le cadre du processus de médiation, les parties sont parvenues à un accord selon lequel les élèves de l’École Montessori Internationale Les Rayons du Soleil pourront à nouveau utiliser leur cour de récréation, dans des conditions strictes et selon des modalités d’usage prédéfinies, de manière à garantir une relative tranquillité du voisinage. »
À partir de ce jeudi 15 janvier 2026, la centaine d’élèves pourra à nouveau jouir de l’utilisation de leur cour de récréation de 500m², du lundi au vendredi, à raison d’une à deux heures par jour (cela varie selon les jours), sur le temps du midi.
D’autres temps de pause seront toujours organisés en forêt.
Un conflit de près de six ans
Pour rappel, depuis 2020, un conflit oppose l’établissement scolaire de Maisons-Laffitte, situé au 34, rue de la Muette, à cinq copropriétaires d’une résidence attenante, située rue Lavoisier.
Ces derniers reprochaient les nuisances sonores trop importantes des enfants de la cour de récréation lors des temps de pauses. « Le bruit perturbe gravement la possibilité, pour certains copropriétaires et/ou locataires, d’exercer leur activité en télétravail et prive d’autres de la jouissance paisible de leur retraite après une vie entière de labeur », expliquait l’avocat des plaignants à l’époque.
Le conflit s’était poursuivi jusque devant les instances judiciaires. Le 15 mai 2025, le Tribunal judiciaire de Versailles avait décidé, en prenant en compte un règlement datant de 1834, que l’école ne pouvait plus utiliser sa cour qui accueillait des enfants entre 3 à 11 ans, avec exécution provisoire.
Une médiation ordonnée en appel
Quelques mois plus tard, l’appel formulé par la direction de l’établissement avait convenu d’organiser une médiation entre les parties.
« C’est une grande joie et toute l’école est très heureuse que la médiation ait fonctionné », réagit Tristan Micol, président de l’école qui se félicite de pouvoir utiliser la cour d’école sur « les mêmes bases que précédemment. »
« Je suis ravi qu’on ait trouvé un terrain d’entente. Toutes les parties ont été intelligentes et ouvertes d’esprit. On a trouvé une solution qui respecte à la fois la vie privée des voisins et l’intérêt de l’école et des enfants. »
Le président de l’école veut « passer à autre chose »
Alors que la première, avant l’épisode judiciaire avait échoué, cette nouvelle médiation a donc finalement permis d’établir un terrain d’entente.
« Il y a eu beaucoup de pression et ça a cristallisé les tensions ces derniers mois avec l’ampleur médiatique que ça a pris. Il y avait beaucoup d’incompréhension dans ce conflit. Et quand on met tout le monde autour de la table, qu’on s’écoute, qu’on s’explique, que chacun exprime ses craintes, qu’on donne des garantis, on arrive à un consensus. »
« Maintenant, tout le monde – direction, élèves, famille des élèves, voisins – a envie de passer à autre chose et de se projeter sur l’avenir. »
Contactés par la voix de leur avocat, les cinq copropriétaires n’ont pas encore réagi, affirmant simplement « partager le sentiment de l’école ».
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