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La mise en vente de trois immeubles municipaux excédentaires par la ville de Trois-Rivières a suscité de l'intérêt sur le marché. Le groupe Olymbec a soumis des propositions d'achat pour chacun d'entre eux. Les offres se situent toutefois sous les évaluations municipales combinées des trois immeubles.
Si les propositions lui conviennent, la ville de Trois-Rivières aura l'occasion d'alléger son parc immobilier.
Les offres de Olymbec s’élèvent à 1 500 000 $ pour le 500 Côte Richelieu, soit sous l'évaluation municipale d'un peu plus de deux millions de dollars, à 1 100 000 $ pour l'ancien édifice d'IDÉ, là aussi sous l'évaluation municipale d'un peu plus de 1 400 000 $, et à 750 000 $ pour l'édifice François-Nobert, ce qui, cette fois, est au-dessus de l'évaluation municipale d'un peu plus de 700 000 $.
La Ville de Trois-Rivières est donc en période d’analyse. Il faut analyser ces propositions-là pour déterminer si le conseil souhaitera se départir de certains de ces immeubles, en conserver, un, deux ou tous les vendre. Donc, c'est la prochaine étape de l'analyse, indique le porte-parole de la ville, Mikaël Morrissette.
La ville fait un peu de ménage dans ses actifs immobiliers sous l'impulsion, notamment, d'un rapport du vérificateur général qui avait recommandé en 2019 d'optimiser la gestion de ses immeubles.
Le télétravail partiellement maintenu y est aussi pour quelque chose. Les besoins en locaux sont moins importants qu'ils ne l'étaient.
L'ancien hôtel de ville de Trois-Rivières-Ouest est celui des trois qui est le plus convoité. Il y a quatre propositions. Cela peut s'expliquer par le fait que la Direction régionale de Santé Québec y est locataire avec un bail de dix ans.
Au global la somme des propositions se situe sous l'évaluation municipale pour un peu plus de 800 000 $.
Dans l'état d'ébullition du marché immobilier, est-ce étonnant d'essayer d'acheter pour moins que l'évaluation? Il y a un risque associé à tout investissement commercial, à transformer ça, à ramener ça en commercial, ce qui n'est pas nécessairement fait pour ce qu'ils veulent. Il faut attendre d'avoir un client pour obtenir le local. Ça peut être long, très long, explique le courtier immobilier Martin Leblanc.
Si Olymbec s'approprie les immeubles, ses intentions ne sont pas d'y faire des logements. Ce seront plutôt des bureaux ou des places d'affaires. Résidentiel et commercial calculé, son parc immobilier à Trois-Rivières compterait dorénavant 37 bâtiments.

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Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Martin Chabot


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