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Par Le Figaro avec AFP
Le 10 mars 2026 à 11h59
Jean-Luc Mélenchon «savait parfaitement ce qu’il faisait» quand il a déformé en meeting les patronymes juifs «Epstein» et «Glucksmann», a estimé Olivier Faure sur Franceinfo alors que le leader insoumis a assuré qu’il avait écorché involontairement ces noms.
Passer la publicité Passer la publicitéLe premier secrétaire du PS Olivier Faure a fait mardi la distinction entre «les dérives» de Jean-Luc Mélenchon des électeurs insoumis qui ne sont pas «irréconciliables» avec le reste de la gauche pour justifier des alliances locales aux municipales. Jean-Luc Mélenchon «savait parfaitement ce qu'il faisait» quand il a déformé en meeting les patronymes juifs «Epstein» et «Glucksmann», a estimé Olivier Faure sur franceinfo alors que le leader insoumis a assuré qu'il avait écorché involontairement ces noms. «Cette double saillie avait des relents antisémites évidents», a jugé le dirigeant socialiste.
Selon lui, Jean-Luc Mélenchon, à quelques jours des municipales, «a cherché à mobiliser un électorat» et «commit une faute lourde» qui est «d'assigner à résidence une population qui n'est pas antisémite». «Je vis au milieu de Français qui sont de culture (musulmane) ou qui sont musulmans pratiquants et je vois bien leur réaction: ils n'assimilent pas les Français juifs à ce qui se passe aujourd'hui en Cisjordanie et à Gaza », a-t-il souligné. Le socialiste a voulu faire la distinction entre «les dérives d'un homme» et «l'ensemble de ceux qui ont suivi avec sincérité ce que la France insoumise a pu porter sur le terrain social, de la lutte contre les discriminations».
« L’objectif de LFI n’est pas de faire gagner la gauche »
Interrogé sur le fait que peu d'insoumis se désolidarisent de leur leader, il a assuré «qu'il y a des gens gênés aujourd'hui à la France insoumise, même dans son groupe parlementaire, qui disent "trop c'est trop"». Ne croyant pas «que les électeurs de gauche soient irréconciliables», il a rejeté les accusations de la droite de pratiquer «un double jeu» en expliquant que la «soixantaine» de listes communes de gauche recensées au premier tour sont souvent «dans des petites villes où les gens travaillent ensemble depuis toujours et défendent le même projet communal».
Il a minimisé les éventuelles alliances de second tour en soulignant que «l'objectif de LFI n'est pas de faire gagner la gauche» mais «au contraire de faire en sorte qu'il y ait une forme de vide à gauche qui permette à Jean-Luc Mélenchon de se déployer dans l'élection présidentielle». «À la fois il consolide un socle de gens qui se sont radicalisés et reste un candidat de premier tour valable», a-t-il reconnu mais «par ses dérapages, il solidarise la droite et l'extrême droite» et est «le plus mauvais candidat de la gauche au second tour».


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