L’avenir du laboratoire souterrain de Mont-Terri reste incertain. L’infrastructure installée dans le village médiéval jurassien de Saint-Ursanne accueille depuis près de 30 ans des recherches sur le stockage de déchets nucléaires et de gaz carbonique. Le Temps révélait ce printemps que la Confédération voulait externaliser sa gestion, assurée par l’Office fédéral de topographie, dans le cadre de son programme d’économie 2027. Le directeur de Swisstopo Fridolin Wicki indiquait en mai vouloir tout faire pour sauver le site et espérait présenter une solution d’ici la fin de l’année. Mais à quelques jours de Nouvel An, l’objectif n’est pas atteint.
«Le fait qu’aucune décision n’a encore été rendue est un souci, mais ce serait encore bien plus ennuyeux d’apprendre que le laboratoire va fermer», relativise Jean-Paul Lachat, qui vient de prendre ses fonctions de ministre de l’Environnement et de la Culture. Le centriste insiste toujours sur la volonté de son canton de voir la Confédération rester maître à bord pour piloter le laboratoire dans lequel travaillent 22 organisations partenaires issus de dix pays. «Il est important d’assurer une gestion neutre. De plus, une privatisation augmenterait le risque de fermeture impromptue, car nous ne pourrions pas intervenir sur le plan politique.»


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