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Les droits de douane américains de 50 % sur une variété de produits canadiens sont entrés en vigueur dans la nuit de vendredi à samedi. L'agriculture est largement concernée, mais de nouveaux secteurs sont désormais touchés. Entre surprise et incertitude, plusieurs entreprises du Saguenay-Lac-Saint-Jean décident de miser sur la résilience.
Le président régional de l’Union des producteurs agricoles (UPA) estime que l’agriculture n’en est pas à sa première crise.
Il faut se rappeler que ces ententes de libre-échange là, ça ne fait pas 2000 ans que ça existe. Avant les années 1980 et 1990, il y en avait beaucoup moins, donc on vit avec ces tarifs-là depuis longtemps, sauf qu'il faut s'adapter. Ça va être un autre défi qu'on va traverser au niveau de l'agriculture, mais ce n'est pas le premier qu'on traverse et on est des personnes résilientes normalement, a lancé Jean-Thomas Maltais.

Jean-Thomas Maltais est le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA) du Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Léa Morin-Letort
Certains produits horticoles, dont des semences et des bulbes, sont à leur tour assujettis aux tarifs douaniers américains.
Pour le moment, le propriétaire de la ferme les Fleurs Maltais de Chicoutimi n'est pas touché par les droits de douane, puisqu'il n'exporte pas sa production. Dominic Maltais craint plutôt la riposte de Mark Carney, qui veut imposer des contre-tarifs sur les importations américaines à compter du 8 septembre.

Dominic Maltais est le propriétaire de la ferme les Fleurs Maltais, à Chicoutimi.
Photo : Radio-Canada / Justine Bertrand
Selon le producteur de fleurs coupées, cette nouvelle mesure pourrait lui coûter jusqu'à 10 000 $ de frais supplémentaires chaque année.
Je me suis levé samedi matin et je ne pensais jamais que les fleurs coupées allaient être affectées. Ça nous touche beaucoup pour tout ce qui est semences, les boutures, les petits plants enracinés. Nous, ça vient à 75-80 % des États-Unis. Si ça arrive, on changerait peut-être plus pour des producteurs canadiens, même si ça veut dire qu'on va avoir moins de diversité, a mentionné Dominic Maltais.
Davantage de pression sur l’industrie forestière
Même si le bois était déjà visé par des tarifs, le producteur forestier de La Baie Pierre-Maurice Gagnon craint que les nouveaux droits de douane ajoutent de la pression sur le marché.
C'est sûr que le bois, les États-Unis n'en ont pas rajouté, parce que le bois, on était déjà avec une taxe de 50 %. Donc, ils n'en ont pas remis, mais ils en ont mis dans tous les petits produits, même le bois de chauffage! Parce qu'au Québec, dans le sud du Québec, on vend du bois de chauffage aux États-Unis. Ils sont allés loin! Et dans l'intimité, le papier de toilette… Ils n'ont rien oublié, le carton, les serviettes hygiéniques, a énuméré M. Gagnon.

Pierre-Maurice Gagnon est le président du Syndicat de producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Justine Bertrand
Mais, tout comme les producteurs agricoles, Pierre-Maurice Gagnon demeure positif.
C'est dur, mais on a déjà vécu ça dans le domaine du bois, des lois antidumping. Je vais vous dire quelque chose, dans le bois, c'est plaisant. Il y a de la misère dans le bois. Ça vient que si t'aimes tellement ça, la misère, c'est un agrément, a lancé le producteur forestier de 80 ans.


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