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Par Le Figaro avec AFP
Publié le 22/10/2026 à 09h18, mis à jour le 22/10/2026 à 09h20

Dimanche, les quatre techniciens en aéronautique ont été attaqués par des hommes armés à bord de leur véhicule blindé en revenant d’un marché en dehors de Port-au-Prince.
Passer la publicité Passer la publicitéLe président salvadorien, Nayib Bukele, a menacé mercredi les gangs qui retiennent en Haïti quatre militaires salvadoriens membres d'une force soutenue par l'ONU. Dimanche, les quatre techniciens en aéronautique ont été attaqués par des hommes armés à bord de leur véhicule blindé en revenant d'un marché en dehors de Port-au-Prince.
Les quatre ressortissants salvadoriens sont depuis portés disparus, ont indiqué les autorités et les Nations unies. Bukele, qui revendique une victoire dans sa guerre totale contre les gangs au Salvador, affirme qu'«une opération militaire» a été lancée pour libérer ses quatre compatriotes enlevés en Haïti.
Sur son compte X, le président salvadorien a publié une vidéo montrant des véhicules militaires qui patrouillent dans un lieu non précisé. On entend de brefs tirs en rafale. «Je veux que vous autres, les chefs de gang, entendiez quelque chose très clairement : l'attaque d'aujourd'hui n'est rien en comparaison de ce qui va venir», a écrit Bukele sur X dans un message en créole. «Nous avons déjà fait le ménage avec les gangs au Salvador, et nous pouvons faire de même avec vous», a-t-il ajouté, selon la traduction en français proposée par X.
«Nous condamnons cet enlèvement»
Les militaires font partie de la Force de répression des gangs (FRG), une mission multinationale soutenue par les Nations unies pour combattre les groupes armés en Haïti. Fin septembre, le mandat de la FRG a été prolongé de six mois jusqu'au 31 mars 2027 par le Conseil de sécurité de l'ONU. Bukele affirme que la mission salvadorienne en Haïti ne compte que des pilotes et des personnels techniques pour réaliser des évacuations médicales et «sauver des vies, et non pas faire la guerre».
Mardi, la FRG a indiqué que les opérations continuaient sur la zone, avec des affrontements contre les groupes armés. Des membres des gangs ont été tués ou blessés, d'après la force internationale, qui fait état de quatre blessés dans ses rangs. «Nous condamnons cet enlèvement et nous appelons à leur libération immédiate», avait déclaré mardi le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Haïti subit depuis longtemps une crise politique, économique et sécuritaire, mais la situation s'est largement détériorée ces dernières années, les gangs multipliant meurtres, enlèvements, viols ou recrutements d'enfants.
Au moins 5700 personnes ont été tuées ou blessées depuis le début de l'année en Haïti, selon l'ONU début octobre. Au Salvador, quelque 93.000 personnes ont été emprisonnées dans le cadre d'un régime d'exception maintenu depuis quatre ans par Nayib Bukele dans sa guerre contre les gangs criminels. Près de 90 % de ces 93.000 détenus n'ont toujours pas été jugés, a indiqué mardi le parquet.


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