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À l’issue de son journal de 20 heures dimanche, Laurent Delahousse a lancé un reportage en immersion mettant en parallèle les violences urbaines et les manifestations. Un choix éditorial vivement critiqué par les téléspectateurs.
Passer la publicité Passer la publicitéLe traitement journalistique des violences amorcées le 17 octobre en France est plus que jamais au cœur des débats. Si certaines chaînes sont allées jusqu’à écarter ou mettre à pied certains de leurs intervenants à l’instar de LCI avec Bruno Pomart ou Isabelle Saporta, d’autres publient des excuses quant à leur manière de couvrir le sujet. C’est le cas de France Télévisions.
Le médiateur du service public a été saisi après de nombreuses critiques partagées par les téléspectateurs. En cause, un long reportage diffusé dans le «20 Heures» de France 2 le 18 octobre. Ce dernier, un bout-à-bout dépourvu de commentaire, a questionné les téléspectateurs pointant du doigt l’absence de notion journalistique. Le directeur de l’information du groupe s’est défendu dans une réponse publiée sur le site de Franceinfo.
«Comme nous le faisons régulièrement dans la partie magazine du journal, après 20h40, nous avons proposé un reportage long format avec une écriture différente. Nous aurions dû être plus clairs, en contextualisant davantage», s’est justifié Philippe Corbé tout en soulignant que Laurent Delahousse avait précisé que le documentaire diffusé était «en immersion». «Mais nous aurions dû être plus lisibles dans le bandeau [qui accompagne le sujet] et donner davantage d’informations contextuelles dans le montage et le commentaire.»
Nous aurions dû être plus précis dans le montage, la contextualisation et le commentaire pour qu’il n’y ait pas de confusion.
Philippe Corbé, directeur de l’information de France TélévisionsLes internautes ont également souligné une volonté du groupe de privilégier la diffusion massive des images de violences, contribuant au climat anxiogène. «L’amorce du sujet distinguait bien deux éléments : “deux histoires parallèles se sont nouées dans les rues de Paris. Une manifestation pacifique pour l’éducation et contre la vie chère” et, plus loin, “des scènes chaotiques de pure violence.” L’idée n’était pas de mêler les deux, au contraire, mais de bien distinguer ces “deux histoires en parallèle”», répondit-il à ceux qui déplorent un amalgame entre manifestants et individus violents. «Le sujet soulignait aussi que le défilé syndical et politique, avec beaucoup de jeunes, se déroulait “dans une ambiance bon enfant, entouré de gens qui manifestent dans le calme”», ajoute Philippe Corbé tout en présentant un mea culpa au nom de France Télévisions : «Cela n’était pas suffisant, nous ne pouvons que le regretter, et nous aurions dû être plus précis dans le montage, la contextualisation et le commentaire pour qu’il n’y ait pas de confusion.»


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