NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Je t’aime moi non plus
Une femme et son amant sont coincés dans un hôtel pris d’assaut par des terroristes. Ils reçoivent la directive de ne surtout pas bouger. D’attendre. Quoi ? Pendant combien de temps ? Premier roman de la journaliste Ellie Levenson, Dans la chambre 706 est un objet fascinant. Fascinant dans le meilleur sens du terme pour les uns, et dans le pire pour les autres. Avant d’y plonger, il faut savoir que ce roman n’est pas qu’un thriller sur fond de terrorisme, mais aussi et surtout une plongée dans le désir et la faim de liberté, tout cela, au féminin. D’ailleurs, on passe moins de 45 % du livre dans la fameuse chambre. Le reste est construit de retours en arrière. Il faut également s’attendre à une fin ouverte. Il y a là matière à interprétation. Ça ne plaira pas à tous. Mais l’ensemble est si bien construit qu’on peut fermer le bouquin en sachant comment l’histoire se termine. Sauf que le voisin peut en faire une tout autre interprétation. Personne n’a tort. Ni n’a raison. Oui, fascinant. Et risqué.
Sonia Sarfati
La fin du monde est déjà là
Peut-on parler de Sanctuaire de James Cleary comme d’une dystopie ? Ce que raconte ce thriller écologique semble à portée de (de)main. Quiconque a lu Survival of the Richest de Douglas Rushkoff (comme l’auteur l’a fait) sait que les ultrariches se préparent à l’apocalypse climatique et sociale qu’ils participent à créer. Cleary a poussé le bouchon un peu plus loin. Le climat est déchaîné. La nourriture et l’eau manquent. Les morts se multiplient. Un milliardaire se réfugie avec ses proches dans le bunker luxueux qu’il a fait construire. À la surface, des gens sont prêts à tout pour survivre. Tout cela, raconté avec force comptes à rebours, changements de points de vue et extraits de journal intime. Efficace, oui. Inquiétant, très. Mais le roman semble construit en vue d’une adaptation télé ou cinéma. Trop de personnages, pas assez de profondeur. Trop de clichés, pas assez d’idées originales. Bref, c’est un peu comme la série Paradise, en moins bien. Mais, il faut lui donner ça, en aussi passionnant.
Sonia Sarfati
Destins croisés
Depuis ses tout premiers romans, Johanne Seymour joue la carte de l’inclusion : la plupart de ses héros sont des détectives anglophones ou issus de l’immigration asiatique (Tibet, Vietnam). Ici, nous retrouvons la lieutenante Kate McDougall de la SQ après une longue absence — Vanités date de 2013 —, au moment où la survie de son Escouade des crimes violents est menacée. On plonge alors dans deux histoires impliquant, d’une part, des ados désœuvrés « sous influence » et, de l’autre, Mary Nappatuk, une Autochtone du Nunavik tombée amoureuse d’un Sud-Coréen au siècle dernier. Heureux hasard, Élisabeth, la fille de McDougall, est à Séoul lorsqu’on trouve les ossements de ladite Mary et que la police locale soupçonne un de ses amis. L’affaire est complexe et met en relief le difficile rapport à la culture et à l’identité. Les protagonistes de la première enquête sont des fantômes sous ce rapport, alors que la pauvre Mary est l’incarnation du drame vécu ici par les Premières Nations. Plutôt improbable, mais touchant.
Michel Bélair
Un frimeur bien placé
Tout le monde a entendu parler du GHB, la « drogue du viol », mais voilà qu’on retrouve, en plein cœur de Paris, un homme, puis bientôt deux autres, le corps truffé d’une dose massive et mortelle de gamma-hydroxybutyrate. Isabelle Le Peletier, commandante de la Brigade anticriminalité de la police judiciaire, est dès le départ chargée de l’enquête — on la connaît, elle et son unité, depuis Post mortem, qui a valu à Olivier Tournut le prix du Quai des Orfèvres, l’an dernier. C’est une femme énergique et intelligente qui sait exiger le maximum de son équipe, mais elle s’engage dans cette enquête sans son meilleur élément, l’inspecteur Avonne, qui se remet difficilement d’une précédente affaire. Les policiers découvrent d’abord que cette histoire tourne autour d’un réseau de jeu clandestin, puis qu’une taupe sévit parmi eux. Et quand Avonne décide de sortir de sa « retraite », ils infiltrent le réseau. Tout cela est solidement mené, porté par une écriture efficace et des personnages aussi crédibles qu’attachants.
Michel Bélair


7 hour_ago
3

























.jpg)






French (CA)